L'Ukraine est confrontée à une grave pénurie de missiles pour ses systèmes PAC-3, NASAMS et IRIS-T.
L'armée de l'air ukrainienne a averti que ses systèmes de défense aérienne modernes, fournis par l'Occident, sont à court de munitions pour intercepteurs, les États-Unis donnant la priorité aux approvisionnements destinés au Moyen-Orient.
L'armée de l'air ukrainienne est confrontée à une grave pénurie de missiles intercepteurs pour ses systèmes de défense aérienne modernes, tels que le PAC-3, le NASAMS et l'IRIS-T. Ce manque de munitions rend les unités de défense pratiquement incapables d'intercepter les attaques de missiles et de drones en provenance de Russie.
Les causes de la perturbation de l'approvisionnement en missiles.
Selon Yuriy Ignat, porte-parole de l'armée de l'air ukrainienne, cette pénurie est principalement due à la réorientation des ressources militaires américaines. Washington a donné la priorité à la fourniture de missiles intercepteurs au Moyen-Orient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et l'Iran. Les efforts déployés par Kiev pour trouver des sources d'approvisionnement alternatives auprès de ses alliés européens n'ont jusqu'à présent abouti à aucun résultat concret.

Le coût exorbitant des munitions constitue également un obstacle majeur. Chaque missile intercepteur pour ces systèmes coûte de plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions de dollars. Même les besoins minimaux de 5 à 10 missiles par système sont difficiles à satisfaire. Les autorités ukrainiennes affirment que les États-Unis ont refusé de livrer des missiles, même pour des contrats déjà réglés par des pays européens.
Risques pesant sur l'infrastructure stratégique de l'Ukraine
L'épuisement des munitions antiaériennes survient à un moment critique, alors que les analystes militaires prévoient une intensification des frappes aériennes russes. Les principales cibles identifiées sont les infrastructures énergétiques vitales de l'Ukraine. Sans un réapprovisionnement rapide en munitions, le réseau électrique et les sous-stations pourraient subir des dommages importants, entraînant de graves conséquences pour la population durant l'hiver prochain.
Actuellement, des représentants du ministère ukrainien de la Défense collaborent activement avec les responsables de l'OTAN au quartier général du Commandement national de soutien à la sécurité et à l'entraînement pour l'Ukraine (NSATU) à Ramstein. Cependant, le conflit en cours au Moyen-Orient continue de primer sur les décisions d'aide de Washington, reléguant les besoins de Kiev au second plan dans la chaîne d'approvisionnement mondiale en armements.


