Pourquoi la Russie a-t-elle démenti les informations selon lesquelles Poutine était sur le point de rencontrer Trump ?

January 16, 2017 08:15

Le communiqué du Kremlin du 15 janvier affirmait qu'aucune discussion n'avait eu lieu entre la Russie et les États-Unis à ce sujet. Le président élu américain, Donald Trump, a également qualifié cette information de « fausse ».

Putin
Le président élu américain Donald Trump (à gauche) et le président russe Vladimir Poutine (à droite) n'ont pas prévu de se rencontrer. Photo : Reuters

Le Sunday Times avait précédemment rapporté, le 1er janvier, que les dirigeants russe et américain se rencontreraient en Islande.5/1. L'article indique que Trump et ses associés ont informé les autorités britanniques qu'ils souhaitaient organiser une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine lors de son premier voyage à l'étranger.

Le choix de Reykjavik, capitale de l'Islande, a laissé entrevoir la possibilité d'une rencontre, cette ville étant un lieu historique où se sont tenues de nombreuses réunions importantes entre les dirigeants de l'Union soviétique (ancêtre de la Russie) et des États-Unis il y a trente ans. Afin d'« instaurer une confiance totale », le journal a même cité Sean Spicer, futur porte-parole de Trump, pour confirmer la tenue de la rencontre.

M. Spicer a immédiatement démenti ces allégations sur son compte Twitter personnel, affirmant que l'information était « totalement fausse ». Du côté du Kremlin, le porte-parole du président Poutine, Dmitri Peskov, a confirmé à l'agence de presse RIA Novosti que les deux parties n'avaient pas évoqué cette intention.

Selon RT, la raison serait qu'une source proche de l'ambassade de Russie au Royaume-Uni a révélé au journal britannique que Moscou accepterait une rencontre au sommet avec Washington, sans toutefois confirmer si les deux parties avaient prévu une telle réunion.

Un diplomate russe anonyme en poste à l'ambassade de Russie au Royaume-Uni a souligné qu'il s'agissait clairement d'une « tentative des Britanniques d'influencer la présidence de Trump. Ils continueront jusqu'au bout. »

Le ministre islandais des Affaires étrangères, Gudlaugur Thor Thordarson, a confirmé que son pays n'avait reçu aucune demande d'assistance de la Russie ou des États-Unis, mais a souligné que Reykjavik était prêt à apporter son soutien à la rencontre entre Trump et Poutine si on le lui demandait. L'Islande a également exprimé l'espoir que ces efforts contribueraient positivement à l'amélioration des relations russo-américaines, comme ce fut le cas entre l'Union soviétique et les États-Unis en 1986.

Selon le journal Tuoi Tre

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