Le travail du comité du Parti
(Baonghean) - Pourquoi y a-t-il de plus en plus de problèmes urgents à régler, monsieur ?
Il nous faut comprendre pourquoi. Il se peut que le rythme de vie actuel, plus rapide qu'auparavant, ait engendré de nombreux problèmes impossibles à résoudre à temps, créant ainsi un retard considérable. Il se peut aussi que les personnes ou les organisations chargées de résoudre ces problèmes manquent d'attention, ce qui entraîne leur accumulation et leur non-résolution.
- Je me souviens...
- Qu'est-ce qui vous fait penser à ça ?
La précédente résolution n° 4 du Comité central relative à l'édification du Parti exigeait que la mise en œuvre des résolutions soit liée à la résolution des problèmes urgents et importants de la vie. La directive n° 3 relative à la promotion de l'étude et de l'imitation de l'exemple moral de Hô Chi Minh formulait également cette exigence. Et ensuite…
— Les problèmes urgents et importants qui préoccupent la population n'ont que légèrement diminué ; c'est bien de cela dont vous parlez ?
N'est-ce pas vrai ?
C'est exact ! Alors, selon vous, quelle en est la cause ?
- Je pense que la résolution l'exige, mais lorsqu'il s'agit de résoudre des problèmes spécifiques, c'est aux autorités locales, aux unités, aux agences et aux départements de s'en occuper.
— Cela signifie qu'une fois l'autorité déléguée, les gens devraient avoir la possibilité de faire preuve de responsabilité, n'est-ce pas ?
- Parce que si nous intervenons trop, les gens diront que nous agissons pour les autres, ou que nous « empiétons » sur le territoire d'autrui, que nous « nous aventurons dans le mauvais domaine »...
Ce qu'il a dit est en partie vrai et en partie faux !
- Pourquoi?
Il est vrai qu'il ne faut pas trop s'immiscer dans le travail professionnel, mais cela ne signifie pas pour autant qu'il faille tout laisser au hasard. De plus, les responsables locaux, au sein des agences, des unités et des ministères, sont tous membres du Parti, et chaque lieu dispose d'un comité du Parti. Ils doivent savoir concilier leurs responsabilités dans l'exécution de leurs tâches.
— C’est vrai, mais beaucoup de gens pensent que la résolution de problèmes spécifiques relève de la responsabilité de l’organe directeur, et non du comité du Parti.
Sans s'immiscer profondément dans les affaires professionnelles, si le comité du Parti constate que le travail ne se déroule pas correctement, que les tâches anciennes et nouvelles s'accumulent et suscitent des plaintes du public, il doit intervenir, orienter la résolution des problèmes et les traiter en profondeur. Il doit inspecter, superviser et insister jusqu'à ce que les problèmes soient résolus. C'est la responsabilité du comité du Parti ; il ne doit pas chercher d'excuses pour s'y soustraire.
Oui, la résolution n° 4 et la directive n° 5 du Comité central exigent cette fois-ci que leur mise en œuvre soit liée à la résolution des problèmes urgents de la population. Si nous ne changeons pas notre façon de penser, je crains que nous ne retombions dans nos travers !
Phuc Vinh


