Le Vietnam bat la Thaïlande : la peur historique est officiellement terminée.
Deux victoires spectaculaires sur le même score de 3-2 en finale de la Coupe de l'ASEAN et des Jeux d'Asie du Sud-Est montrent que le football vietnamien s'est complètement transformé, surmontant les barrières psychologiques face à son rival de longue date.
Une détermination à toute épreuve malgré la position de retard.
Menée 0-2 à l'extérieur, sous la pression suffocante de dizaines de milliers de supporters thaïlandais lors de la finale des 33e Jeux d'Asie du Sud-Est, l'équipe vietnamienne des moins de 22 ans semblait promise à une défaite certaine. Par le passé, ce scénario a souvent marqué le début d'un effondrement total.
Cependant, de jeunes joueurs comme Dinh Bac et Hieu Minh ont refusé d'accepter ce sort. Au lieu de paniquer, les joueurs en rouge ont fait preuve d'un sang-froid incroyable, réorganisant progressivement le jeu et amorçant une remontée spectaculaire. Cet esprit inébranlable symbolise une génération qui ne craint plus le poids de l'histoire.


L'effondrement d'une « montagne » psychologique
Pendant des décennies, le nom de la Thaïlande a fait trembler le football vietnamien comme une montagne infranchissable. Même un match nul était autrefois considéré comme un succès. Mais ce chapitre de l'histoire est désormais révolu.
En moins d'un an, le football vietnamien a vaincu à deux reprises les « Éléphants de guerre » lors des finales les plus importantes : la Coupe de l'ASEAN 2024 et les Jeux d'Asie du Sud-Est 33. Les deux matchs se sont soldés par un score de 3-2, une coïncidence qui confirme la force et la résilience des Golden Star Warriors.
Plus tôt cette année, au stade Rajamangala, l'équipe nationale vietnamienne, sous la direction de l'entraîneur Kim Sang-sik, n'a pas flanché malgré la perte de son attaquant vedette Xuan Son, remportant ainsi une victoire convaincante. Ces succès ne se résument pas à des chiffres ; ils confirment le rééquilibrage des forces en Asie du Sud-Est.
Quand la confiance remplace la timidité
Le changement le plus important ne réside pas dans la tactique, mais dans l'état d'esprit des joueurs. L'équipe vietnamienne n'entre plus sur le terrain avec l'intention de faire match nul ou de simplement éviter la défaite. Désormais, les joueurs abordent chaque rencontre avec la ferme intention de se battre loyalement pour la victoire.
La déclaration de l'ancien sélectionneur thaïlandais Alexandre Polking, selon laquelle « il n'y a plus d'écart entre les deux nations de football », n'est pas une simple remarque de politesse. Elle confirme une nouvelle réalité : le Vietnam a atteint le même niveau et ne se sent plus en position de faiblesse.
Libéré des barrières psychologiques, le football vietnamien a déployé une énergie extraordinaire pour résister à l'adversité. L'affrontement entre ces deux rivaux acharnés n'est plus une histoire de gloire passée, mais une juste démonstration de résilience actuelle.


