Le Vietnam a battu le Laos 2-0, mais le doute persiste.
Les trois points ont été remportés grâce à un penalty transformé par Nguyen Xuan Son à la 68e minute et à un but décisif de Tuan Hai, mais la finition et la capacité à percer un bloc défensif regroupé restent des problèmes non résolus.
À la 68e minute, la pression qui pesait lourdement sur l'équipe vietnamienne s'est enfin relâchée : Tuan Hai a obtenu un penalty, transformé avec succès par Nguyen Xuan Son. Dans le temps additionnel, Tuan Hai a scellé sa victoire 2-0. Un résultat satisfaisant en termes de points, mais la manière dont ils l'ont obtenu a mis en lumière les failles récurrentes du jeu offensif de l'équipe sous la direction de l'entraîneur Kim Sang-sik.
La première mi-temps s'est soldée par un match nul, un aveu franc.
Le Vietnam a dominé la possession, mais a peiné face au bloc défensif regroupé du Laos. Après le match, l'entraîneur Kim Sang-sik n'a pas esquivé les critiques : « Nous avons analysé l'équipe laotienne avec beaucoup d'attention, mais il y a un écart évident entre l'entraînement et la compétition. L'équipe vietnamienne devra encore progresser », a-t-il déclaré. Ce constat reflétait parfaitement l'impasse des 45 premières minutes, marquées par un jeu de passes imprécis et des tirs de qualité insuffisante.

Le problème des blocs bas et les opportunités gâchées.
Le Laos, à l'instar du Népal lors du match précédent, a érigé un mur défensif impénétrable. Le scénario habituel s'est répété : le Vietnam s'est créé des occasions, mais a manqué de réalisme dans la dernière ligne. Tien Linh s'est retrouvé face au but vide à au moins deux reprises sans parvenir à marquer ; Hoang Duc a tenté une frappe bien placée, mais sans puissance. Face à un adversaire qui recule activement, chaque touche de balle et chaque décision de finition exigent une précision absolue, une qualité qui fait encore défaut à l'équipe.
L'expérience du double Quang Hai – Hoang Duc : la rotation est présente, mais le rythme offensif fait défaut.
L'entraîneur Kim a aligné simultanément deux milieux créatifs, espérant ainsi fluidifier le jeu. Cependant, la fluidité des phases offensives n'a pas été au rendez-vous. Il a admis : « La performance n'a pas été à la hauteur de nos attentes ; il faut du temps pour que tout s'améliore. » Le problème réside non seulement dans les choix tactiques, mais aussi dans le rythme et la finition, le Vietnam ayant manqué de passes décisives ou de courses perçantes pour déstabiliser la défense.
Le moment crucial : le penalty à la 68e minute et le rôle de Nguyen Xuan Son.
L'impasse n'a été brisée que par un coup de pied arrêté. Tuan Hai a obtenu un penalty, transformé avec succès par Nguyen Xuan Son, débloquant ainsi la rencontre. Dès lors, le moral de l'équipe s'est amélioré et leurs attaques sont devenues plus fluides avant que Tuan Hai ne scelle la victoire dans le temps additionnel. Cependant, le fait de s'appuyer sur un coup de pied arrêté face à un adversaire démotivé comme le Laos continue de soulever des questions quant à l'efficacité offensive de l'équipe. Le Vietnam doit encore compter sur Xuan Son, même s'il n'a que récemment réintégré l'équipe.

Défense : aucune erreur, mais pas encore au rendez-vous.
Malgré une cage inviolée, la défense a connu des moments d'inattention, obligeant le gardien Van Lam à effectuer au moins deux arrêts. Si les attaquants laotiens avaient été plus réalistes, l'issue aurait pu être différente. Cela nous rappelle que la marge d'erreur existe toujours, même face à des adversaires qui n'exercent pas une pression constante.
Impacts et avertissements avant la prochaine étape du voyage.
La victoire 2-0 a consolidé leur deuxième place dans le groupe F des qualifications pour la Coupe d'Asie et leur a permis d'atteindre leur objectif de points. Cependant, le message des 90 minutes à Vientiane était clair : la difficulté à percer le bloc défensif regroupé du Laos et le manque d'efficacité devant le but demeurent des problèmes majeurs. Un match crucial les attend face à un adversaire bien plus redoutable, la Malaisie. Sans une nette amélioration, ces trois points durement acquis par le Laos risquent d'être bien vains face à un défi de taille.


