Juste après la signature d'un accord historique, les négociations entre les États-Unis et l'Iran ont été reportées de manière inattendue à la dernière minute.
Quelques heures seulement après l'annulation par le vice-président américain JD Vance de son vol pour la Suisse, les pourparlers quadripartites prévus, visant à parvenir à un accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, ont été officiellement reportés, laissant de nombreuses questions en suspens quant à la voie à suivre vers la paix.

Le 19 juin, le ministère suisse des Affaires étrangères a publié un communiqué confirmant le report des pourparlers prévus entre les États-Unis, l'Iran, le Qatar et le Pakistan. Tout en affirmant que les préparatifs se poursuivaient à Burgenstock et que Berne restait disposée à jouer un rôle de médiateur, la Suisse n'a pas précisé de date pour la reprise des négociations.
Cette décision intervient peu après l'annulation par la Maison Blanche du voyage du vice-président JD Vance. Les responsables américains ont expliqué cette annulation par le fait que « la logistique de ces négociations n'a jamais été simple ni prévisible » et ont exprimé l'espoir que les discussions techniques débuteraient prochainement.
Du côté de Téhéran, les médias nationaux ont également rapporté qu'aucune confirmation officielle n'avait été donnée concernant le programme du voyage de la délégation en Suisse.
Auparavant, un accord de paix historique avait été signé par le président américain Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian pour mettre fin aux hostilités, rouvrir le détroit d'Ormuz et initier une « période dorée » de 60 jours de négociations sur des questions plus larges, notamment le programme nucléaire de Téhéran.
Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, qui a succédé à feu Ali Khamenei lors du raid aérien du 28 février, a annoncé avoir approuvé l'accord visant à « protéger les intérêts nationaux ».
Il a toutefois souligné que le fait de s'asseoir à la table des négociations directes avec les États-Unis à l'avenir « ne signifie pas accepter le point de vue de l'autre partie ».
Selon l'AFP, l'armée américaine a annoncé la levée du blocus naval des ports iraniens. De ce fait, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, voie de passage essentielle pour l'énergie mondiale, a repris. Les pétroliers saoudiens et les méthaniers français peuvent désormais naviguer en toute sécurité. L'Iran exige toujours des autorisations pour le passage des navires, mais s'est engagé à exonérer tous les frais pendant 60 jours.
En contrepartie, Washington s'est engagé à lever immédiatement les sanctions pétrolières qui étouffaient l'économie iranienne. L'accord stipulait également que, si un traité nucléaire définitif était conclu, les États-Unis faciliteraient le versement de 300 milliards de dollars de fonds de reconstruction, contributions des pays de la région.


