Pelles utilisées pour tamiser le sable sur la plage de Cua Lo.
(Baonghean)Sur la plage, j'ai croisé une employée de la société de nettoyage urbain qui enfonçait rapidement une pelle dans le sable. Lorsqu'elle l'a soulevée, ce n'était pas du sable, mais un tas de coquillages, de coquilles d'arachides et de carapaces de crabes. Intrigué, je me suis renseigné et j'ai appris que c'était un outil inventé par les habitants de Cua Lo pour remplacer le balai utilisé pour ramasser les déchets sur la plage.
Parallèlement à la politique des « 5 Non », Cua Lo s'efforce depuis des années de préserver la propreté de son environnement marin, notamment de ses plages. En 1996, la ville a investi des milliards de dongs dans l'importation de machines de criblage de sable depuis la France. Si ces machines présentent l'avantage d'un criblage rapide et efficace, leur taille imposante les empêche d'atteindre les abords des étals, en particulier la zone de repos des touristes après la baignade, la plus polluée par les déchets alimentaires. Pour remédier à ce problème d'assainissement, en 2007, la municipalité a mis en place un système de râteaux. Cependant, seul un tiers des déchets a été collecté. Les plus petits, ayant échappé au râteau, se sont accumulés dans le sable, aggravant les risques de pollution.
Les employés de l'entreprise d'assainissement environnemental de la ville de Cua Lo utilisent des pelles pour tamiser le sable.
En quête d'une solution définitive, un matin de début mai 2012, Mme Hoang Thi To, directrice de l'entreprise d'assainissement de Cua Lo, ramassait des déchets sur la plage avec son équipe lorsqu'ils aperçurent un homme qui expérimentait avec un tamis à sable portatif. Intrigués, tous se rassemblèrent pour observer. Après un moment d'hésitation, Mme To demanda à en emprunter un et l'essaya. Constatant son efficacité, elle en commanda cinq autres à l'entreprise, et ils se révélèrent concluants. Aujourd'hui, toute l'entreprise est équipée de ces outils. Depuis leur acquisition, le travail des agents d'assainissement est facilité et la productivité a triplé.
Mme Thu, employée de l'usine, a expliqué que M. Nguyen Trong Linh avait inventé cet outil. Travaillant dans le secteur du tourisme local, il avait constaté la quantité croissante de déchets mélangés au sable de la plage, notamment dans les zones de restauration fréquentées par les touristes. Soucieux de trouver une solution efficace pour ramasser ces déchets, il a immédiatement imaginé un outil portatif, semblable à un balai, capable de creuser profondément dans le sable pour en retirer tous les détritus. À partir de cette idée, il a utilisé du grillage, des tuyaux d'eau et des lames de scie pour créer cette « pelle ». La lame en tôle de la « pelle » a été remplacée par du grillage, de sorte que les déchets présents dans le sable se déposent sur sa surface. Cette « pelle » est particulièrement efficace sur les sols sableux.
M. Phung Ba Thao, habitant du bloc 1 et propriétaire d'un étal sur la plage, a reçu une pelle en cadeau de M. Linh. Il a déclaré : « Chaque matin, dix minutes de nettoyage suffisent pour que les abords de mon étal soient parfaitement propres. Il ne reste plus une seule coquille d'arachide ni un seul coquillage. Je suggère à la municipalité d'étendre l'utilisation de cet outil afin que chaque étal dispose d'une pelle. À notre avis, ce n'est pas compliqué, car une pelle coûte entre 120 000 et 180 000 VND (selon le matériau). C'est une somme modique au vu de son efficacité. »
Monsieur Tuan


