Passez aux choses sérieuses et « faites-le pour de vrai » !
(Baonghean) – Lors d'une récente conférence de presse sur la mise en œuvre de la loi sur l'assurance sociale, le vice-ministre du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales s'est exprimé avec une grande franchise : « Tout le monde peut dire comment il a procédé ; moi aussi ! Mais parler est facile, agir et constater les résultats est bien plus difficile. Les fonctionnaires restent les bras croisés, et rien ne change. C'est facile de parler, mais obtenir des résultats concrets, c'est une autre histoire ! »
C'est une réalité courante, qui ne se limite pas à un ministère, un département, une localité, un organisme ou une unité en particulier. Certains endroits en comptent davantage, d'autres moins, mais presque partout, on trouve un groupe de fonctionnaires qui agissent dans l'ombre, se contentant d'arriver le matin et de partir le soir. Ils paraissent zélés, mais sont inefficaces, incapables de s'attaquer aux problèmes concrets et, par conséquent, de résoudre, ou de résoudre mal, les difficultés, les obstacles et les problèmes émergents. De ce fait, de nombreux sujets ont été discutés et débattus à maintes reprises, année après année, parfois avec enthousiasme et sous tous les angles, donnant lieu à des promesses, des engagements et des résolutions… Mais au final, rien ne change ! On peut citer comme exemples typiques les accidents de la route, la violence généralisée dans la société et la « surconsommation » de festivals… Ces problèmes persistent depuis des décennies, et depuis des décennies, des solutions sont discutées et débattues. Pourtant, la situation reste exactement la même qu'au cours de la dernière décennie. Aucun changement positif significatif n'a été constaté. Rien n'a changé, rien n'a progressé.
Quelles sont donc les raisons fondamentales de cette situation ? Par l’observation, nous avons identifié trois facteurs qui incitent (voire contraignent) les individus à rester « sous leur bureau ». Premièrement, un manque d’implication ; une préférence pour le confort et la tranquillité d’un bureau climatisé. Ils marchent à voix basse, parlent doucement, sourient aimablement et se concentrent sur leur travail ; ils rechignent à sortir, à interagir avec le monde extérieur ou à se confronter à la réalité, car ils n’y voient aucun intérêt. Même lorsqu’ils s’investissent pleinement, leur salaire reste inchangé, voire diminue en raison des frais de déplacement. Ils ne se rendent à des conférences que pour y assister, accompagnés d’enveloppes remplies d’argent, de cadeaux et de frais de transport. Un excès d’activité et d’enthousiasme peut engendrer des erreurs. Car plus on travaille, plus on fait d’erreurs. Si l’on ne travaille pas, on ne fait pas d’erreurs ; ils se contentent donc de la facilité, synonyme de confort et de sécurité.
Deuxièmement, il y a un manque de vision. Ces personnes peuvent avoir des qualifications académiques élevées, mais leurs compétences pratiques sont limitées, ce qui réduit leur exposition aux situations concrètes. Si elles rencontrent un problème dans leur domaine et n'ont pas les capacités ou les compétences nécessaires pour le résoudre, elles risquent de nuire à leur réputation. Il est préférable pour elles de rester au bureau, de solliciter des conseils pour éviter les erreurs ou de se défausser de leurs responsabilités. Ces personnes sont très réticentes à se rendre sur le terrain ou à s'engager dans un travail pratique. Les situations concrètes présentent souvent des problèmes et des enjeux qui dépassent le cadre des manuels et des programmes scolaires, et sans intelligence ni débrouillardise, ils sont difficiles à gérer.
Troisièmement, ils manquent d'autorité. Ces personnes peuvent avoir la bonne mentalité et les compétences requises, mais elles n'ont ni les moyens ni le pouvoir de gérer et de résoudre les problèmes. Par conséquent, même si elles sont au courant des problèmes, elles ne peuvent que se taire et rester passives, parfois même frustrées, ce qui les oblige à se taire (en référence à la situation).
Il existe d'autres raisons, mais les trois mentionnées ci-dessus sont sans doute les principales. Par conséquent, quels que soient les débats, les négociations, les contacts ou les promesses, si les fonctionnaires persistent à se dérober à leurs responsabilités, comme l'a déclaré le vice-ministre du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales : rien ne changera ! Pour faire évoluer la situation et résoudre efficacement tous les problèmes afin de promouvoir le développement socio-économique du pays ou d'une région, il est donc indispensable de sortir de l'ombre et de s'impliquer concrètement : c'est la seule voie véritablement efficace !
Duy Huong


