S'attaquer au problème à la racine et le résoudre correctement.
(Baonghean) - Selon des informations de presse, le matin du 10 septembre, les habitants de la commune de Ninh An, ville de Ninh Hoa, province de Khanh Hoa, ont encerclé l'usine d'emballage Thien Truc et ont exigé qu'elle cesse ses activités en raison de la pollution environnementale qui affecte gravement la santé des résidents locaux.
Les rassemblements spontanés de foules importantes autour de divers lieux, destinés à faire pression et à réclamer des solutions à leurs problèmes urgents, sont désormais fréquents. Souvenez-vous, mi-avril dernier, des centaines d'habitants de la commune de Vinh Tan, dans le district de Tuy Phong, province de Binh Thuan, ont bloqué la circulation sur la route nationale 1, provoquant un important embouteillage. Leur objectif n'était pas de gêner les automobilistes, mais plutôt de faire pression sur les autorités locales et les organismes compétents afin qu'ils prennent des mesures contre la pollution causée par les cendres de la centrale thermique de Vinh Tan 2, qui envahissent les zones résidentielles et rendent l'air irrespirable. Cette situation perdurait depuis des mois ; les habitants avaient déjà adressé des appels et des pétitions aux autorités, en vain. Ils ont donc eu recours à cette mesure désespérée pour contraindre les organismes concernés à répondre immédiatement à leurs revendications légitimes. Bien sûr, bloquer la route est contraire au Code de la route, mais ils n'avaient pas d'autre choix.
Le 7 septembre dernier, des dizaines de pisciculteurs de la rivière Cha Va, dans la commune de Long Son (ville de Vung Tau), ont transporté collectivement des poissons morts jusqu'au siège du Comité populaire provincial de Ba Ria-Vung Tau pour protester contre la mort massive et soudaine de leurs poissons, qui recouvrait la surface de la rivière. Auparavant, ils avaient loué des camions pour disperser les poissons morts devant les entrées des entreprises de transformation des produits de la mer de la région. À première vue, cela semble illogique. Après tout, la mort des poissons et le Comité populaire provincial ne semblent avoir aucun lien. Les pisciculteurs élèvent des poissons dans la rivière, tandis que le comité opère sur la rive, à des dizaines de kilomètres de là. « L'eau de la rivière n'interfère pas avec l'eau des puits », alors pourquoi protesteraient-ils ? Mais ce n'est pas tout à fait vrai ; il existe un lien important entre les deux… La cause, selon les pisciculteurs, est que les usines de transformation des produits de la mer situées près de leurs exploitations rejettent des eaux usées non traitées directement dans la rivière Cha Va, ce qui provoque l'asphyxie et la mort en grand nombre des poissons. Les habitants avaient adressé des pétitions et des recours aux autorités compétentes, mais personne n'était intervenu pour résoudre leurs problèmes. Désespérés, les ménages se sont unis pour faire pression sur le Comité populaire provincial. Heureusement pour eux, cette fois-ci, le président du Comité populaire provincial les a rencontrés personnellement, a eu une discussion franche avec eux, a reconnu la gravité de la situation et a promis d'y remédier au plus vite.
Bien entendu, le fait que des citoyens se rassemblent en grand nombre pour « assiéger » des agences gouvernementales ou bloquer des routes afin de faire pression pour la résolution de leurs problèmes urgents est illégal et ne doit pas être encouragé. La question qui se pose est la suivante : pourquoi les autorités locales et les agences responsables n'ont-elles pas réagi dès le départ, lorsque la population a exprimé ses premières préoccupations, mais l'ont ignorée jusqu'à ce que la situation devienne intolérable et que la violence éclate avant qu'elles n'agissent enfin ? Il est impératif d'analyser, de disséquer et de clarifier les causes profondes de ce phénomène, et d'attribuer clairement les responsabilités à chaque individu et à chaque entité afin de mettre immédiatement un terme à ce type d'intimidation collective. Si cette situation perdure, elle nuira à la réputation des agences gouvernementales. Plus fondamentalement, elle érodera la confiance du public envers le gouvernement local et, par extension, envers le régime. Pire encore, si cela continue, cela risque d'instaurer une habitude : celle de se rassembler systématiquement pour faire pression et obtenir satisfaction, à tort ou à raison, en cas de mécontentement.
Par conséquent, le meilleur moyen de mettre fin à ces situations déplaisantes est que les autorités locales surveillent de près la vie des citoyens et s'attaquent aux causes profondes du mécontentement public.
Duy Huong


