La signification de la récitation des écritures et du nom du Bouddha.
(Baonghean.vn) – La récitation des sutras, le chant des mantras et la récitation du nom du Bouddha sont trois pratiques qui englobent à la fois les aspects pratiques et théoriques. Qu’ils soient laïcs ou moines, adeptes du Theravada ou du Mahayana, pratiquants passifs ou actifs, nul ne peut se passer de ces trois méthodes. En effet, les bouddhistes doivent apprendre à réciter les sutras, à chanter le nom du Bouddha et à psalmodier les mantras afin que leurs paroles et leurs actions soient en harmonie ; c’est la seule façon d’atteindre de bons résultats.
La récitation des sutras consiste à lire avec respect les enseignements du Bouddha dans les écritures, en accord avec la vérité et les capacités de chaque être sensible. Chanter des mantras, c'est s'approprier fermement les enseignements secrets des Bouddhas. Les mantras possèdent un pouvoir et un mérite incommensurables ; ils effacent les obstacles karmiques, dissipent les calamités et accroissent les bénédictions et la sagesse. C'est pourquoi on les appelle aussi mantras divins. Se souvenir du nom du Bouddha, c'est contempler son image et ses vertus, et s'efforcer de suivre son exemple.
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| Des moines et des fidèles bouddhistes commémorent les esprits éclairés des maîtres fondateurs et des prédécesseurs qui ont contribué à l'établissement du temple. (Photo : Thanh Cuong) |
Dans le bouddhisme, un bouddhiste qui se contente de vénérer le Bouddha, de se prosterner devant lui et de lui faire des offrandes ne peut être considéré comme véritablement dévot. Un bouddhiste véritablement dévot doit également réciter des sutras, chanter des mantras et méditer sur le Bouddha. Si ces trois derniers aspects sont négligés, les trois premiers – vénérer le Bouddha, se prosterner et faire des offrandes – ne peuvent pleinement englober les dimensions pratiques et théoriques.
Le principe de révérence est profond et difficile à mettre en pratique. Sans la récitation des écritures et le chant du nom du Bouddha pour illuminer notre esprit et comprendre les principes profonds et mystérieux qu'elles recèlent, nous ne pourrons accomplir les quatre prosternations inhérentes à ce principe.
Les quatre prosternations sont : la prosternation pour cultiver la sagesse pure, la prosternation pour entrer dans le royaume du Dharma, la prosternation de la contemplation juste et la prosternation de la véritable égalité. Les cinq offrandes d'encens merveilleuses au Bouddha sont : l'encens des préceptes, l'encens de la concentration, l'encens de la sagesse, l'encens de la libération et l'encens de la connaissance libératrice. Si l'on ne peut pratiquer les quatre prosternations selon les principes et offrir les cinq encens merveilleux, alors la prosternation et l'offrande ne sont que des aspects formels.Il est donc difficile pour un croyant de progresser sur le chemin spirituel.
Les fidèles doivent réciter les noms des trois Bouddhas des Trois Âges :
- Réciter le nom du Bouddha Shakyamuni, c'est réciter le nom du Bouddha actuel, qui est aussi le Bouddha de la religion pour tous les êtres sensibles.
- Réciter le nom d'Amitabha Bouddha, c'est réciter le nom du Bouddha qui a atteint l'illumination dans un passé lointain et qui guide également les êtres sensibles vers la Terre Pure.
- Réciter le nom du Bouddha Maitreya, c'est réciter le nom du Bouddha futur.
Pendant la récitation des sutras et des mantras, la méditation sur le Bouddha, le fait de frapper le gong en bois, de sonner la cloche et d'égrener le chapelet, l'esprit doit être purifié de toute pensée impure et de tout désir vil, et imprégné de l'image du Compatissant. Ensuite, il convient de L'imiter, d'ouvrir son cœur à une compassion infinie, de contempler la souffrance de tous les êtres et de s'engager à utiliser ses forces pour apporter la joie et soulager la souffrance de chacun. Lorsqu'on cesse de réciter les mantras et qu'on reprend ses activités quotidiennes, il faut veiller à ce que ses actes soient aussi empreints de compassion que ses pensées et ses paroles.



