Treize soldats philippins ont été tués lors d'une fusillade avec des rebelles Maute.
Les Philippines ont annoncé que 13 de leurs soldats ont été tués en une seule journée lors d'une opération visant à reprendre la ville de Marawi aux rebelles.
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Des soldats philippins lors d'une opération de répression à Marawi. Photo : Reuters. |
Treize marines ont été tués lors d'un violent échange de tirs avec des militants du groupe Maute, affiliés à l'État islamique (EI), à Marawi le 9 juin, a rapporté Reuters, citant aujourd'hui le porte-parole de l'armée philippine, Jo-Ar Herrera. Le groupe menait une opération visant à déloger les militants de leurs positions dans la ville.
Cet incident a porté à 58 le nombre total de soldats philippins tués, et plus de 100 militants de Maute ont été éliminés. Le groupe rebelle a opposé une résistance acharnée, malgré la supériorité numérique et matérielle de l'armée philippine.
L'armée philippine a déclaré que son objectif était de mettre fin au conflit d'ici le 12 juin. « Tant que nous maintiendrons notre position, en détruisant des éléments du groupe terroriste, nous pourrons atteindre cet objectif », a déclaré Herrera.
Les États-Unis ont déployé une unité des forces spéciales à Marawi pour appuyer l'armée philippine, mais cette unité ne participera pas directement aux combats. Un avion de patrouille P-3C Orion a également été aperçu dans le ciel de Marawi, avec pour mission de surveiller et de coordonner les opérations entre l'armée de l'air et les unités terrestres.
Les combats à Marawi, ville à majorité musulmane (200 000 habitants), ont débuté l'après-midi du 23 mai, après un raid des forces de sécurité philippines contre une maison où fut arrêté Isnilon Hapilon. Ce dernier, commandant d'Abu Sayyaf, dirige la branche philippine de l'État islamique. En représailles, des militants du groupe Maute ont attaqué Marawi, prenant des otages et incendiant des bâtiments.
Selon VNE



