7 crimes contre le bonheur familial punissables à compter du 1er janvier 2018

December 30, 2017 16:01

Adultère, inceste, maltraitance parentale, non-paiement de la pension alimentaire… tous ces actes sont passibles d’emprisonnement.

Le Code pénal de 2015, en vigueur à compter du 1er janvier 2018, consacre un chapitre entier aux infractions contre le système du mariage et de la famille, comprenant sept articles (181-187).

Le ministère de la Justice a déclaré que cette loi a criminalisé l'acte d'organiser une gestation pour autrui à des fins commerciales (article 187), transformant le crime d'enregistrement illégal de mariage (article 149 du Code pénal de 1999) en crime d'enregistrement civil illégal.

La nouvelle loi dépénalise également le mariage d'enfants (article 148 du Code pénal de 1999) car, en substance, le danger que représente cet acte est faible et seules des sanctions administratives sont donc nécessaires. Le Code pénal de 2015 ne concerne que les personnes qui organisent des mariages d'enfants.

La loi précise également plusieurs éléments constitutifs d'une infraction. Par exemple, la circonstance aggravante de « conséquences graves » prévue pour l'infraction de violation de la monogamie a été précisée et inclut des conséquences telles que le fait d'entraîner le divorce de l'un ou des deux conjoints, ou le suicide du conjoint ou de l'enfant de l'un des conjoints.

Les sept infractions spécifiques sont les suivantes :

Article 181 : Contrainte dans le mariage, le divorce ou l'obstruction au mariage volontaire et progressif, obstruction au divorce volontaire.

Quiconque contraint une autre personne à se marier contre son gré, empêche une autre personne de se marier, de maintenir un mariage volontaire et stable, ou contraint ou empêche une autre personne de divorcer par la torture, les mauvais traitements, l'intimidation mentale, les demandes de biens ou tout autre moyen, et qui a déjà été sanctionné pour cette infraction administrative mais continue d'enfreindre la loi, sera puni d'un avertissement, d'une peine correctionnelle non privative de liberté pouvant aller jusqu'à trois ans, ou d'une peine d'emprisonnement de trois mois à trois ans.

Article 182 : Violation du principe de monogamie

Quiconque, étant marié, se marie ou vit en concubinage avec une autre personne, ou quiconque, étant célibataire, se marie ou vit en concubinage avec une personne qu'il sait déjà mariée, dans l'un des cas suivants : provoquant le divorce de l'un des conjoints ; ayant déjà fait l'objet de sanctions administratives pour cet acte et continuant d'enfreindre la loi, est puni d'un avertissement, d'une peine correctionnelle non privative de liberté d'une durée maximale d'un an, ou d'une peine d'emprisonnement de trois mois à un an.

Le fait de commettre une infraction qui relève de l'une des circonstances suivantes : provoquer le suicide du conjoint ou de l'enfant de l'une des parties ; maintenir la relation malgré une décision de justice annulant le mariage ou forçant la rupture du concubinage contraire à la monogamie ; est passible d'une peine d'emprisonnement de six mois à trois ans.

Article 183 : Organisation du mariage des enfants

Quiconque organise des mariages pour des personnes n'ayant pas atteint l'âge légal du mariage, et qui a déjà été condamné à une amende pour cette infraction mais continue d'enfreindre la loi, sera passible d'une amende de 10 à 30 millions de VND ou d'une peine de travaux d'intérêt général d'une durée maximale de deux ans.

Article 184 : Inceste

Quiconque a des relations sexuelles avec une personne qu'il sait être un parent direct par le sang, comme un frère ou une sœur ayant les mêmes parents, un demi-frère ou une demi-sœur, sera puni d'une peine d'emprisonnement de 1 à 5 ans.

Article 185 : Abus ou mauvais traitements envers les grands-parents, les parents, le conjoint, les enfants, les petits-enfants ou ceux qui ont fourni des soins et un soutien.

Quiconque maltraite ou commet des actes de violence à l'encontre de l'intégrité physique de ses grands-parents, parents, conjoint, enfants, petits-enfants ou de ceux qui ont pris soin d'eux, dans l'un des cas suivants : en causant régulièrement à la victime des souffrances physiques ou mentales ; en ayant déjà été sanctionné pour cette infraction administrative et en continuant d'enfreindre la loi, sera puni d'un avertissement, d'une peine correctionnelle non privative de liberté pouvant aller jusqu'à trois ans, ou d'une peine d'emprisonnement de six mois à trois ans.

Les auteurs d'infractions relevant de l'une des catégories suivantes seront condamnés à une peine d'emprisonnement de 2 à 5 ans : s'ils commettent des actes contre une personne de moins de 16 ans, une femme enceinte, une personne âgée ; ou contre une personne souffrant d'un handicap grave ou exceptionnellement grave ou d'une maladie grave.

Article 186 : Refus ou non-paiement des obligations alimentaires

Toute personne tenue de verser une pension alimentaire et ayant la capacité de le faire à la personne envers laquelle elle est légalement tenue, mais qui refuse ou se soustrait à cette obligation, mettant ainsi la vie ou la santé de cette personne en danger, ou qui a déjà été sanctionnée pour une infraction administrative liée à l'un des actes spécifiés dans le présent article et qui continue d'enfreindre la loi, est punie d'un avertissement, d'une peine correctionnelle non privative de liberté d'une durée maximale de deux ans, ou d'une peine d'emprisonnement de trois mois à deux ans.

Article 187 : Organisations de gestation pour autrui commerciales

Quiconque organise une gestation pour autrui à des fins commerciales sera passible d'une amende comprise entre 50 et 200 millions de VND, d'une peine de travaux forcés non privatives de liberté pouvant aller jusqu'à deux ans, ou d'une peine d'emprisonnement de trois mois à deux ans.

Les auteurs d'infractions relevant de l'une des catégories suivantes : agression contre deux personnes ou plus, commission du crime à deux reprises ou plus, abus du nom d'un organisme ou d'une organisation, ou récidive dangereuse, seront condamnés à une peine d'emprisonnement de 1 à 5 ans :

Les contrevenants peuvent également se voir infliger une amende de 10 à 50 millions de VND, être interdits d'exercer une fonction publique ou interdits d'exercer une certaine profession ou un certain emploi pendant 1 à 5 ans.

Selon VNE

ACTUALITÉS CONNEXES

Article paru dans le journal Nghe An

Dernier

x
7 crimes contre le bonheur familial punissables à compter du 1er janvier 2018
Google News
ALIMENTÉ PARGRATUITCMS- UN PRODUIT DENEKO