L'Égypte a déployé 20 000 policiers pour protéger le procès de Morsi.
Le ministère égyptien de l'Intérieur a déployé 20 000 policiers pour assurer la sécurité du procès du président déchu Mohamed Morsi et de 14 dirigeants de l'organisation des Frères musulmans (FM), prévu le 8 janvier.
Une source sécuritaire de haut rang au sein du ministère a indiqué que plus de 30 véhicules blindés seraient également déployés autour du siège de l'Académie de police dans la banlieue est du Caire, dans un contexte de troubles croissants et de nombreux attentats-suicides visant les forces de police et militaires.
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| Les forces antiémeutes assurent la sécurité de l'audience du 4 novembre. (Source : AFP/VNA) |
Des hélicoptères militaires devraient transporter Morsi de la prison de Borg al-Arab à Alexandrie jusqu'au lieu du procès.
Morsi et 14 complices, dont deux hauts responsables des Frères musulmans, Mohamed El-Beltagi et Essam El-Erian, ont été accusés d'incitation à la violence et de meurtre de manifestants de l'opposition devant le palais présidentiel en décembre 2012.
S'il est reconnu coupable, Morsi risque la prison à vie ou la peine de mort. La première audience a eu lieu le 4 novembre comme prévu, malgré les problèmes de sécurité.
Cependant, après quelques minutes d'audience, le juge a annoncé un report suite à deux interruptions provoquées par les accusés scandant des slogans protestant contre le procès et l'armée.
L’ancien président islamiste Mohamed Morsi a été destitué par ordre militaire le 3 juillet à la suite d’une vague de manifestations antigouvernementales massives qui ont rassemblé des millions de participants à travers le pays.
Outre le procès susmentionné, Morsi doit également faire face à deux autres procès pour avoir organisé une évasion de prison, kidnappé et assassiné des policiers début 2011, ainsi que pour espionnage et complicité d'activités terroristes.
Selon les analystes, le procès de Morsi le 8 janvier pourrait provoquer une vague de manifestations et accroître l'instabilité au moment où l'Égypte se prépare à tenir un référendum sur une nouvelle constitution les 14 et 15 janvier.
Plus tôt, le 6 janvier, l'Alliance nationale pour la légitimité (NASL) – une force dirigée par les Frères musulmans qui rassemble 34 partis politiques et mouvements islamistes luttant pour la réintégration de Morsi – a appelé ses partisans à intensifier les manifestations contre le procès.
Dans un communiqué, l'alliance islamiste a souligné : « Le coup d'État a échoué et la victoire est proche. Le peuple descendra en masse dans la rue pour participer à des manifestations rassemblant des millions de personnes, tant au pays qu'à l'étranger. »
Par ailleurs, la NASL prévoit également d'organiser un sit-in sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, jusqu'au 15 janvier, dans le but de perturber les forces de sécurité.
Par ailleurs, la Commission électorale centrale égyptienne (SEC) a annoncé le 8 janvier qu'environ 681 000 électeurs égyptiens résidant à l'étranger commenceraient à voter sur la nouvelle constitution.
Parmi eux, près de 313 000 personnes (45 % des Égyptiens résidant à l’étranger) sont inscrites sur les listes électorales en Arabie saoudite. Le vote à l’étranger se déroulera du 8 au 12 janvier et le dépouillement aura lieu du 13 au 15 janvier. À l’issue de ce vote, environ 54 millions d’électeurs sur les 85 millions d’habitants du pays participeront au référendum les 14 et 15 janvier.
Par ailleurs, le ministère égyptien de la Solidarité sociale a annoncé que 40 organisations non gouvernementales (ONG) nationales et 7 ONG étrangères ont été autorisées à surveiller le prochain référendum sur la nouvelle constitution.
Selon VNA



