(Baonghean.vn) – Lors d'un voyage de travail avec la délégation de presse vietnamienne au Cambodge, un journaliste du quotidien Nghe An a pu immortaliser quelques instants au musée du génocide de Toul Sleng, à Phnom Penh, la capitale cambodgienne. Ce musée conserve des images, des reliques et des objets qui témoignent de manière poignante du génocide perpétré par les Khmers rouges.
En seulement 3 ans, 8 mois et 20 jours, le régime de Pol Pot a assassiné près de 3 millions de Cambodgiens innocents, détruit toutes les infrastructures sociales et poussé la nation cambodgienne au bord de l'anéantissement. Des troupes de volontaires vietnamiens ont aidé l'armée et le peuple cambodgiens à mettre fin à cette catastrophe historique, remportant une grande victoire le 7 janvier 1979 et tournant ainsi l'un des chapitres les plus sombres de l'histoire du Cambodge et de l'humanité. Nombreux sont ceux qui ont été profondément marqués par la visite de l'école transformée en prison par les Khmers rouges pour y commettre un génocide. La visite des cellules, le spectacle des tortures barbares et, surtout, la salle d'exposition présentant les restes et les crânes de victimes innocentes tuées injustement par le régime de Pol Pot et d'Ieng Séeri les ont profondément bouleversés. Lim, un guide, a insisté à plusieurs reprises : « Je sais que beaucoup de gens sont encore sous le choc, et certains souffrent même de traumatismes psychologiques après avoir visité la prison. » Cependant, c'est précisément pour cette raison que ce musée doit être préservé, car il constitue le rappel le plus concret de l'attitude des autorités envers la vie de leurs citoyens, indépendamment du régime ou de l'appartenance ethnique auxquels ils appartiennent.
Lors de cette visite, un journaliste du quotidien Nghe An a rencontré deux témoins figurant sur une photographie représentant des survivants du génocide perpétré par l'armée de volontaires vietnamiens lors de la libération du Cambodge. Chum Mey, l'un des deux témoins sur la photo d'un survivant de la prison de Toul Sleng en 1979, était profondément ému : « Sans l'armée de volontaires vietnamiens, le génocide n'aurait jamais pris fin, et je n'aurais certainement pas survécu pour être ici, dans ce musée, chaque jour, à raconter l'histoire de ce génocide, une tragédie historique sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Aujourd'hui encore, de nombreux dirigeants de grandes puissances nourrissent des projets d'annexion, d'invasion et d'attaque… C'est pourquoi l'existence du musée de Toul Sleng est un rappel poignant. Car si l'histoire ne peut se répéter, les erreurs du passé sont difficiles à éviter… »
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| L'entrée du musée du génocide de Toul Sleng – à l'origine une école, mais transformée en prison sous le régime de Pol Pot en raison du nombre considérable de membres des Khmers rouges qui les ont arrêtés et exécutés. |

Le guide touristique relate les crimes du régime génocidaire – une monstruosité de l'histoire. |
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| Le musée du génocide est devenu une destination prisée des touristes nationaux et internationaux. |
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| La photographie de soldats vietnamiens sauvant de jeunes enfants – une exposition extérieure grand format – attire toujours l'attention. |
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| Des visiteurs prennent des photos avec M. Chum Mey (en chemise bleue), et un journaliste du journal Nghe An prend une photo commémorative avec M. Bou Meng – deux témoins présents sur la photo de l'armée de libération sauvant des personnes de la prison de Toul Sleng pour échapper au génocide. |
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| Les statues de ceux qui détenaient le pouvoir pendant le génocide sont désormais emprisonnées dans des cages – soumises au jugement de l'histoire. |
Ngo Kien(courriel du Cambodge)