Nous devons boycotter la « viande de chien sale » de la société !
(Baonghean)Suite à la série d'articles « Attention à la viande de chien contaminée » publiés dans le journal Nghe An du 23 au 26 janvier 2013, un journaliste du journal Nghe An a interviewé M. Dao Trong Dung, chef du département provincial de la sécurité et de l'hygiène alimentaires, qui a partagé l'opinion suivante.

Monsieur Dao Trong Dung
Journaliste:Quels sont vos commentaires sur la série d'articles « Attention à la viande de chien contaminée » publiée par le journal Nghe An du 23 au 26 janvier 2013 ?
M. Dao Trong Dung :La série d'articles « Attention à la viande de chien dangereuse », publiée par le journal Nghe An, a tiré la sonnette d'alarme parmi les consommateurs de viande de chien et a rappelé aux autorités compétentes la nécessité d'agir pour garantir la sécurité et la qualité de cet aliment. Le vol de chiens était autrefois connu pour des méthodes telles que l'étranglement (provoquant la suffocation) et le vol à l'arraché aux promeneurs. Désormais, les voleurs de chiens utilisent des poisons comme appâts, et certains commerces de viande de chien font fi de la santé des consommateurs en vendant délibérément de la viande de chien impropre à la consommation. Il est impératif que les autorités compétentes prennent des mesures décisives pour mettre fin à ce phénomène et protéger la santé des consommateurs.
PV :Monsieur, quel est le rôle du sous-département de la sécurité et de l'hygiène alimentaires pour garantir la sécurité alimentaire en général et celle de la « viande de chien contaminée » en particulier dans la province ?
M. Dao Trong Dung : Conformément à la loi sur la sécurité alimentaire, le rôle du secteur de la santé en général, et des services de sécurité et d’hygiène alimentaires des provinces et des villes relevant de l’administration centrale en particulier, est de conseiller les responsables du ministère de la Santé et du Comité populaire provincial sur la gestion étatique de cinq catégories de produits : les aliments fonctionnels, les aliments enrichis en micronutriments, les additifs alimentaires, les auxiliaires technologiques alimentaires, l’eau en bouteille, l’eau purifiée, ainsi que les contenants et emballages alimentaires. Ils sont également responsables devant le Comité populaire provincial de la gestion des établissements de restauration et des vendeurs ambulants de produits alimentaires. Par conséquent, les entreprises de restauration relèvent de la compétence du secteur de la santé.
Conformément à la loi sur la sécurité alimentaire, les entreprises de viande de chien relèvent de l'autorité de gestion du Comité populaire des quartiers, communes et villes, le rôle consultatif principal étant celui des centres de santé des districts, villes et cités, et des postes de santé des quartiers, communes et villes.
Par ses fonctions, le Sous-département provincial de la sécurité et de l'hygiène alimentaires dirigera les centres de santé des districts, des villes et des villages afin que ces unités puissent organiser et mettre en œuvre rapidement des tâches visant à assurer la sécurité alimentaire dans leurs zones respectives.
PV :La question de la viande de chien contaminée suscite une vive polémique au sein de l'opinion publique. Qu'en pensez-vous ? Quelles mesures devraient être prises à l'avenir ?
M. Dao Trong Dung :Le problème de la viande de chien contaminée affecte non seulement la santé des consommateurs, mais représente également un défi majeur pour les autorités chargées de garantir la sécurité et l'hygiène alimentaires, ainsi que le maintien de l'ordre public. Il est impératif de minimiser et d'éradiquer ce phénomène.
À mon avis, le problème à régler dans les prochains mois nécessite un effort coordonné et décisif de la part des propriétaires de chiens, des forces de l'ordre, des organismes de gestion de la sécurité et de l'hygiène alimentaires, des restaurateurs vendant de la viande de chien et des consommateurs...
Concernant plus spécifiquement le secteur de la santé, nous renforcerons la diffusion de la loi sur la sécurité alimentaire, dispenserons des formations et sensibiliserons le public et les commerçants de viande canine aux bonnes pratiques d'hygiène et de sécurité alimentaire. Nous collaborerons avec les comités populaires des quartiers, communes et villes pour qu'ils exercent des fonctions de gestion sur leur territoire. Des inspections seront menées, des prélèvements seront effectués et des analyses seront réalisées. Si des toxines (comme le cyanure, le mercure, etc.) sont détectées dans la viande canine commercialisée, des mesures strictes seront prises conformément à la loi. Par ailleurs, compte tenu de la situation actuelle des commerces de viande canine, nous proposons que les comités populaires des districts, villes et communes organisent des évaluations rigoureuses des conditions (emplacement, locaux, personnel, traçabilité des produits et engagements en matière de sécurité et d'hygiène alimentaires). Les licences d'exploitation ne devraient être délivrées que si la sécurité et la qualité sont garanties. Enfin, et surtout, le public et la communauté doivent boycotter la viande de chien issue de ces élevages.
PV :Merci, monsieur !
PV (réalisé par)


