Donnez-leur la « canne » et apprenez-leur à « pêcher ».

October 17, 2014 10:14

(Baonghean) - Depuis longtemps, chaque fois que nous parlons d'éradication de la pauvreté, nous répétons sans cesse : « Donnez-leur une canne à pêche, pas un filet de poissons. » Ce principe a toujours été au cœur de notre approche pour aider les plus démunis à sortir de la pauvreté.

C'est un point de vue très pertinent et juste ! En effet, ces dernières années, avec l'amélioration de l'économie nationale, le Parti et l'État ont mis en œuvre de nombreuses politiques et de nombreux programmes nationaux de soutien aux plus démunis. Grâce à ces efforts, de nombreuses personnes pauvres ont pu s'extraire de la pauvreté et améliorer leur situation, celle de leur famille et celle de la société. Nos succès dans la lutte contre la pauvreté sont reconnus internationalement. Cependant, une partie des personnes pauvres, dans une optique d'attente et de dépendance à l'égard de l'aide de l'État, ne s'est pas véritablement efforcée de sortir de la pauvreté. Par conséquent, il est plus que jamais nécessaire, dans l'immédiat, d'appliquer rigoureusement et scrupuleusement les principes et points de vue susmentionnés.

L'expression « canne à pêche » désigne bien sûr les politiques, les programmes et les mécanismes préférentiels destinés spécifiquement aux ménages et aux individus pauvres. Il est important de souligner qu'une fois ces outils mis à leur disposition, les personnes démunies doivent bénéficier d'un accompagnement personnalisé, guidé et formé avec précision sur tous les aspects de la pêche : comment choisir les bons appâts, les bonnes techniques, les bons lieux de pêche et les bonnes périodes pour chaque espèce, afin qu'elles puissent pêcher elles-mêmes et se nourrir, au lieu de simplement se faire apporter du poisson. Cela exige des personnes compétentes, informées et dévouées, disposant du temps et de la patience nécessaires pour aider les plus démunis. Qui sont-elles ? Avant tout, ce sont les personnes chargées d'aider les pauvres à sortir de la pauvreté.

Ensuite, il incombe aux comités locaux du Parti, au gouvernement et aux organisations de masse. Chacun doit s'unir et contribuer à aider et soutenir les plus démunis. Les cadres et les membres du Parti de chaque village et hameau, en particulier, sont les plus proches du terrain, comprennent le mieux la réalité et les causes de la pauvreté et en ont une vision plus complète. Ils doivent « aller dans chaque maison, fouiller chaque ruelle » pour comprendre précisément et en profondeur les raisons de la pauvreté. Après avoir clairement identifié ces causes, ils doivent comprendre les aspirations des personnes concernées et ce qu'elles souhaitent faire pour sortir de la pauvreté. Mais il ne s'agit pas de les aider selon leurs désirs ; il faut prendre le temps d'examiner si leurs aspirations sont compatibles avec leurs capacités, leur niveau d'instruction et les conditions environnementales, sociales et économiques qui les entourent.

Si cela leur convient, tant mieux ; sinon, il faut les conseiller et les consulter afin qu’ils choisissent ensemble l’option la plus appropriée. Une fois leur choix arrêté, nous pouvons envisager des mesures de soutien. S’ils préfèrent l’élevage ou l’agriculture, nous pouvons leur apporter un soutien technique, ainsi que des races végétales et animales adaptées. S’ils préfèrent le petit commerce, nous pouvons les aider en leur fournissant un capital, en les accompagnant dans la gestion de leurs revenus et dépenses, de leurs intrants et de leurs extrants, et en les aidant à calculer leurs profits et pertes. S’ils souhaitent se reconvertir, nous pouvons les soutenir par une formation professionnelle et un capital de départ pour créer leur entreprise. En bref, nos plans de soutien doivent être adaptés aux besoins spécifiques de chaque personne et de chaque ménage pauvre. Mais ce n’est pas tout : nous devons également consacrer du temps à suivre et à superviser la mise en œuvre de ces tâches, en corrigeant rapidement toute erreur. S’ils rencontrent des difficultés, nous devons les encourager et les motiver à ne pas abandonner, mais à persévérer et à recommencer.

Pour y parvenir, la meilleure approche consiste à ce que des organisations de base du Parti ou des membres du Parti parrainent des ménages pauvres, quelques membres du Parti et des ménages aisés s'entraidant par un accompagnement concret. Parallèlement, ils doivent toujours être aux côtés des ménages pauvres, les encourageant à améliorer leurs conditions de vie par leur propre travail. Certaines localités ont accéléré la réduction de la pauvreté grâce à cette méthode. Si, après avoir reçu les outils nécessaires et les instructions pour améliorer leur situation, les pauvres refusent toujours de travailler dur pour améliorer leur sort, il faut alors utiliser des moyens plus coercitifs pour les inciter à redoubler d'efforts. Le soutien et l'assistance doivent être combinés à la sensibilisation et à la mobilisation pour susciter la volonté d'améliorer les conditions de vie des pauvres, mais pour ceux qui sont dépendants et refusent obstinément de changer, des mesures fermes doivent également être prises. L'action politique doit aller de pair avec l'action militaire pour être efficace.

En résumé, pour aider les plus démunis à sortir durablement de la pauvreté, l'approche doit rester la même : leur fournir les outils nécessaires et les guider dans leur développement, plutôt que de leur donner des solutions toutes faites. Les ménages pauvres et démunis doivent utiliser ces outils mis à leur disposition par l'État pour créer leurs propres ressources. C'est seulement ainsi qu'ils se sentiront véritablement en sécurité, confiants dans leurs investissements et capables d'accroître leur production. Cela raccourcira le chemin vers la pauvreté et rendra cette transition plus durable, en s'appuyant sur leurs propres capacités.

Duy Huong

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Article paru dans le journal Nghe An

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