Selon une étude, jouer au pickleball trois fois par semaine peut rendre plus heureux.
L'université de Saint-Louis a interrogé plus de 1 600 joueurs : jouer au pickleball au moins trois fois par semaine, chaque séance durant plus de deux heures, était associé à des scores WHO-5 plus élevés et à un stress réduit.
Trois séances de pickleball par semaine pourraient constituer la « dose idéale » pour le bien-être mental. Une étude de l'Université de Saint-Louis, publiée dans la revue Frontiers in Sports Science, montre que les joueurs de pickleball qui pratiquent au moins trois fois par semaine obtiennent de meilleurs scores à l'échelle WHO-5 et se sentent plus détendus et satisfaits que ceux qui ne jouent qu'une ou deux fois par semaine.
Point clé à retenir : la fréquence et la durée font toute la différence.
D’après une enquête menée auprès de plus de 1 600 joueurs de pickleball aux États-Unis, âgés de 18 à 89 ans (principalement d’âge moyen et plus âgés), les auteurs ont noté :
- Jouer au moins trois fois par semaine est associé à des scores de santé mentale WHO-5 significativement plus élevés que de jouer une ou deux fois par semaine.
- Les séances d'une durée supérieure à deux heures sont associées à des niveaux de satisfaction et de relaxation nettement plus élevés.
Le rapport souligne : « Pratiquer le pickleball plus fréquemment et plus longtemps améliore significativement la santé mentale, quels que soient l’âge, le sexe ou le niveau d’activité physique. » L’équipe de recherche utilise une analogie : « Comme en médecine, à dose appropriée, l’effet est plus puissant, et dans ce cas précis, la dose principale, c’est le pickleball. »
Pourquoi le pickleball a-t-il un effet positif ?
Le pickleball est bien plus qu'une simple activité physique ; c'est un sport très social : les joueurs interagissent, discutent et tissent des liens tout au long de la partie. Cette dimension collective contribue à réduire le stress, à renforcer le sentiment d'appartenance et à apporter un soutien émotionnel.
Ce sport est également très accessible : un rythme modéré, des règles simples et un risque de blessure bien moindre qu’au tennis. Ainsi, les débutants comme les personnes âgées peuvent pratiquer une activité physique régulière, gage de bien-être durable.
Méthodologie de recherche : l'OMS-5 comme référence
Au lieu de se fier uniquement à des impressions subjectives, les auteurs ont utilisé l'échelle WHO-5 — un indice de santé mentale reconnu par l'Organisation mondiale de la santé — pour quantifier les niveaux de bonheur. Les données recueillies auprès de joueurs de différents âges ont permis des comparaisons entre les groupes en fonction de la fréquence et de la durée de l'entraînement.
Les résultats étaient cohérents : plus la fréquence et la durée augmentaient, plus le score WHO-5 augmentait également. L’étude a confirmé un lien direct entre la pratique du pickleball et les états émotionnels positifs.
Importance pratique pour les joueurs
- Fréquence : au moins 3 fois par semaine pour optimiser les bienfaits mentaux, selon les résultats de la recherche.
- Durée : Les séances de plus de 2 heures sont associées à des niveaux de relaxation et de satisfaction plus élevés.
- Environnement : privilégier les espaces de communication et d’interaction — un atout fondamental du pickleball.
Dans le contexte de la vie moderne, marqué par le stress et l'isolement, de nouvelles données confirment un message simple : le bonheur peut provenir d'une activité physique modérée, du partage sur le terrain et de la régularité. Pour le pickleball, la « bonne dose » réside dans la régularité et un temps de jeu suffisant, comme l'a démontré l'étude de l'Université de Saint-Louis.


