Que faire si l'on choisit la mauvaise carrière ?
(Baonghean.vn) – Cette question n'est ni nouvelle ni étrange, et il est difficile d'y répondre pour de nombreux jeunes, notamment les étudiants. Certains réalisent avoir fait le mauvais choix de carrière pendant leurs études, tandis que d'autres s'en rendent compte après avoir obtenu leur diplôme et commencé à travailler ; quel que soit le moment, essayez de suivre ces quelques conseils simples.
Une nouvelle période d'examens vient de s'achever et la période du chômage approche à grands pas. Le moment est peut-être venu de partager quelques réflexions avec ceux qui en ont besoin : les jeunes Vietnamiens qui cherchent leur voie professionnelle.
1. CHOISIR LA MAUVAISE CARRIÈRE EST TRÈS NORMAL, NE PANIQUEZ PAS !
Imaginez réaliser que vous avez choisi la mauvaise voie professionnelle : c’est comme conduire sur l’autoroute et se rendre compte qu’on s’est trompé de route. Que feriez-vous ? Faire demi-tour immédiatement ? Ce n’est pas toujours possible ; vous auriez un accident avant même de trouver le bon chemin. Si vous êtes en troisième ou quatrième année d’université, à l’approche de l’obtention de votre diplôme, et que vous réalisez que vous avez choisi la mauvaise carrière, tout abandonner pour « recommencer à zéro » n’est peut-être pas toujours la solution, mais vous avez certainement perdu votre temps à un moment où vous devriez être calme et prendre le temps de réfléchir posément.
Toute panique mène au désastre, et cette situation ne fait pas exception. Ne soyez pas surpris : avec l’approche traditionnelle et autoritaire de l’éducation entre parents et enfants, et un système d’orientation professionnelle inefficace au Vietnam, se tromper de voie est très fréquent, et vous n’êtes pas seul. Alors, gardez votre calme. Se rendre compte qu’on a fait le mauvais choix de carrière est un bon début. Tout le monde fait des erreurs de parcours à un moment ou un autre de sa vie. Vraiment !
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| Photo d'illustration : Internet |
2. DEMANDEZ-VOUS : « QUE SIGNIFIE ÊTRE DANS LA MAUVAISE PROFESSION ? »
Un beau jour, vous vous réveillez avec une envie de ne pas aller en cours ni de quitter le travail, un sentiment de vide et une envie de tout abandonner. Est-ce le signe d'un mauvais choix de carrière ? Pas forcément. Tout emploi, qu'on soit femme de ménage ou PDG d'une banque, connaît des moments difficiles comme celui-ci. Facebook a créé le statut « Sentiment de vide » pour décrire ces périodes. Cependant, de nombreux Occidentaux écrivent très bien et longuement sur le sujet de l'inadéquation entre le travail et la vocation, comme ceci :
Choisir la mauvaise carrière, ce n'est pas seulement un ennui passager, mais un manque de motivation durable qui réduit considérablement votre engagement et vos perspectives d'évolution. Alors, ne tirez pas de conclusions hâtives du genre « Oh non, j'ai choisi la mauvaise carrière ! » simplement parce que votre patron vous réprimande, que vos collègues sont un peu froids ou que votre salaire ne correspond pas à vos compétences. C'est un parcours, et la perfection est rare. Par conséquent, si vous trouvez un emploi où vous excellez dans votre domaine, gagnez un salaire exceptionnel, êtes passionné par votre travail et bénéficiez d'une excellente formation… Félicitations, vous faites partie des rares privilégiés. Alors, ne tirez pas de conclusions hâtives !
3. NE SURACCORDEZ PAS L'IMPORTANCE DE LA PASSION, MAIS ACCORDEZ L'IMPORTANCE DE LA CAPACITÉ D'ADAPTATION.
La meilleure expression anglaise que j'ai apprise pendant mes années d'études à l'étranger n'était pas une citation d'une personne célèbre, mais une phrase très simple que l'on entend souvent : « On fait ce qu'on a à faire. » Surmonter une « mauvaise voie professionnelle » est une épreuve qui consiste à surmonter l'adversité et qu'il faut absolument apprendre à maîtriser si l'on veut se démarquer.
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| Message du Dr Hoang Khac Hieu aux étudiants concernant les choix de carrière. Photo : Internet. |
Au Vietnam, on inculque souvent aux jeunes un message en apparence séduisant : « Suivez votre passion. » Cependant, les belles paroles ne sont pas toujours vraies. Pour ma part, je privilégie une philosophie de vie qui met l’accent sur l’adaptabilité et la capacité à saisir les opportunités. J’en ai conclu qu’il ne faut pas poursuivre sa passion à tout prix. Les opportunités sont rares et difficiles à dénicher ; elles peuvent surgir à tout moment, mais elles ne s’offrent qu’à ceux qui sont prêts à les saisir. Il suffit de regarder « Vietnam Got Talent » ou d’autres concours de talents pour s’en convaincre. Tous ceux qui aiment chanter ne chantent pas bien, tous ceux qui chantent bien ne deviennent pas chanteurs, tous les chanteurs ne deviennent pas célèbres et riches, et tous les célèbres et riches ne sont pas forcément heureux.
Par conséquent, lorsque vous choisissez un emploi ou une carrière, ne soyez pas trop ambitieux et ne cherchez pas à tout prix à atteindre le métier idéal dont vous rêviez enfant. Le meilleur emploi est celui qui allie vos compétences, la valeur économique et la contribution sociale de la profession, et votre passion. La passion est une belle fleur, mais elle a besoin d'eau pour s'épanouir. Vous poursuivez votre passion, mais vous n'y excellez pas, elle ne vous permet pas de subvenir à vos besoins, laissant votre femme sans ressources et vos enfants dans le besoin. Serez-vous alors pleinement heureux en poursuivant cette passion ?
Bien faire son travail, même si on ne l'aime pas, est une compétence que les travailleurs doivent cultiver, tant que cela ne contrevient pas à la loi ou à l'éthique, et c'est une précieuse manifestation de professionnalisme.
Si nous n'avons pas la chance de faire le meilleur choix, choisissons le moins mauvais. Ainsi, nous nous sentirons plus légers et comprendrons que la vie est un apprentissage continu de ses erreurs pour progresser. Alors, si nous faisons quelques « mauvais choix », acceptons-les simplement avec sérénité.




