Cunha a brillé de mille feux mais n'a pas eu de chance, le Brésil a battu le Sénégal 2-0.
Deux fois touché les montants, 6 duels remportés sur 9 : la victoire 2-0 du Brésil face au Sénégal a mis en lumière le paradoxe de Matheus Cunha et le dilemme du numéro 9 pour l’entraîneur Ruben Amorim, Sesko étant blessé.
Le ballon a touché le poteau à deux reprises lors de ce même match, mais le Brésil a tout de même battu le Sénégal 2-0 à l'Emirates Stadium. Pour Matheus Cunha, ces 90 minutes ont pleinement mis en lumière son plus grand paradoxe : son influence considérable sur le jeu contrastait avec un manque de sang-froid devant le but. Selon Sanidhya Bhardwaj, cette performance était l'inverse de celle de Cunha à Manchester United.
Deux poteaux de but définissent un match.
Associé à Vinicius Junior dans un 4-2-2-2, Cunha a trouvé son rythme dès le coup d'envoi : se déplaçant sur les ailes, combinant les lignes et devenant la cible des passes dans l'axe. Une belle occasion s'est présentée suite à une passe en profondeur astucieuse de Bruno Guimaraes ; Cunha s'est retrouvé face au gardien, a décoché une frappe à ras de terre qui a trompé ce dernier mais a heurté le poteau.
Peu après, Guimaraes récidiva avec un centre parfait. Cunha s'éleva haut pour tenter une tête dangereuse, mais la barre transversale sauva le Sénégal. Deux fois, deux fois le ballon heurta le poteau : un résumé parfait de la malchance qui semble poursuivre l'attaquant de 26 ans durant cette rencontre.
Rôles tactiques dans la formation 4-2-2-2 du Brésil
Véritable attaquant décrochant, Cunha se place constamment sur l'aile du milieu de terrain pour étirer l'espace entre la défense centrale et le milieu sénégalais, créant ainsi des espaces pour les montées de Vinicius Junior et des milieux. Ces déplacements sans ballon améliorent la qualité de leurs combinaisons de passes, faisant de lui l'élément déclencheur des actions les plus dangereuses.
Pourtant, au moment crucial, la précision lui a fait défaut. Il lui manquait la touche finale : la finition parfaite et un brin de chance. Les statistiques de tacles et de défense témoignent de l’immense travail accompli par Cunha, mais le but lui a échappé.
Statistiques sélectionnées concernant la performance de Cunha.
| Indice | Valeur |
|---|---|
| Gagner un duel en un contre un | 6/9 |
| Tacle réussi | 2 |
| Le ballon a heurté le poteau. | 2 |
Le paradoxe de Manchester United et le poids de 54,5 millions de livres sterling.
Ce qui s'est déroulé à l'Emirates Stadium était une version amplifiée des dernières semaines à Old Trafford : Cunha, polyvalent et énergique, a contribué au redressement de United – notamment face à Liverpool et Brighton – mais son efficacité devant le but a laissé à désirer. Un seul but en dix matchs est un rappel brutal du niveau d'un joueur évalué à 54,5 millions de livres.
En club, l'explosivité et la combativité de Cunha sont reconnues. Mais dans le dernier tiers du terrain, où chaque décision compte, il lui faut plus que de la créativité : il lui faut du sang-froid.
Problème numéro 9 pour l'entraîneur Ruben Amorim en l'absence de Benjamin Sesko.
La blessure au genou de Benjamin Sesko devrait contraindre Cunha à évoluer en véritable avant-centre. À ce poste, tout repose sur les buts. La victoire 2-0 du Brésil face au Sénégal a démontré que Cunha est capable de créer des occasions grâce à sa vitesse et ses déplacements, mais pour conclure, il doit encore améliorer sa finition et gagner en sérénité dans les dernières secondes.
Que faut-il pour transformer un effort en objectif ?
La technique de finition n'est qu'une partie de l'équation ; le mental et la confiance font le reste. Avec son activité et son apport au pressing, illustrés par 6 duels remportés sur 9 et 2 tacles réussis, les bases de Cunha sont solides. Le défi qui reste à relever – comme l'a montré le match précédent contre le Sénégal – est de traduire cette influence globale en une finition digne d'un numéro 9. S'il y parvient, les tirs sur les poteaux ou la barre transversale laisseront place à des buts décisifs.


