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Les négociations entre les États-Unis et l'Iran se sont prolongées toute la nuit malgré les menaces de Trump.

Hoang Bach June 22, 2026 07:08

Malgré les informations selon lesquelles la délégation iranienne aurait quitté la réunion suite aux déclarations fermes du président américain Donald Trump, des sources diplomatiques confirment que les deux parties continuent de travailler toute la nuit pour trouver un terrain d'entente.

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Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, participe à des pourparlers quadripartites sur la paix au Moyen-Orient en Suisse le 21 juin. Photo : AFP

Selon l'agence de presse officielle iranienne (IRNA), la délégation de la République islamique d'Iran a quitté le bâtiment de négociations du complexe touristique de Burgenstock (Suisse) après une réunion avec la délégation qatarie chargée de la médiation, le 21 juin (heure locale). Ce départ a coïncidé avec la publication d'un message du président américain Donald Trump sur la plateforme X, menaçant d'attaquer l'Iran si ce dernier ne mettait pas fin « immédiatement à la présence de ses forces supplétives au Liban ».

Sous la pression de Washington, le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a immédiatement lancé un avertissement : « Qu’ils fassent attention à leurs déclarations. Nos forces armées sont prêtes à répondre autrement. Quoi qu’ils disent, nous le prouverons par nos actes. »

Bien que les négociations semblent être dans l'impasse, un haut diplomate américain impliqué dans le processus vient de préciser que la délégation iranienne n'a en réalité pas quitté les lieux. Les deux parties devraient donc poursuivre les discussions toute la nuit.

Les discussions actuelles portent sur la résolution des contradictions dans les messages émanant de l'Iran, la mise en place d'un mécanisme de désescalade et le maintien de la pleine ouverture de la voie maritime stratégique du détroit d'Ormuz. Auparavant, l'Iran avait fermé cette voie vitale en réponse aux attaques israéliennes contre le Liban.

Le maintien des négociations est un signe positif, répondant aux attentes initiales du vice-président américain JD Vance qui espérait une opportunité de « tourner la page », changeant durablement la situation tendue au Moyen-Orient qui perdure depuis des décennies.

En réalité, le principal obstacle au processus de paix aujourd'hui est l'escalade du conflit au Liban, où le ministère de la Santé a recensé plus de 4 100 décès. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a réaffirmé qu'aucun accord définitif ne sera possible tant que la guerre au Liban ne sera pas terminée.

Parallèlement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que l'armée de son pays maintiendrait une présence au Sud-Liban « aussi longtemps que nécessaire ».

Par ailleurs, la question nucléaire est également un sujet brûlant. Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que Téhéran ne renonçait pas à son droit d'enrichir l'uranium, mais était prêt à s'engager par écrit à ne pas fabriquer d'arme nucléaire. Cependant, la télévision d'État iranienne a rapporté que ce sujet sensible n'avait pas été abordé lors des 80 premières minutes des négociations du 21 juin.

Source : AFP
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Les négociations entre les États-Unis et l'Iran se sont prolongées toute la nuit malgré les menaces de Trump.
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