La gestion des prix déterminera le niveau de l'IPC en 2013.

August 30, 2013 21:09

Pour atteindre l’objectif de maintenir l’IPC annuel en dessous de 7 %, la gestion des prix au cours des derniers mois de l’année sera cruciale.



(image illustrative)

La Commission nationale de surveillance financière vient de publier un rapport évaluant la situation économique en 2013 et établissant des prévisions pour 2014-2015.

En conséquence, le Comité a conclu que l'environnement macroéconomique demeure stable, jetant les bases d'un développement stable dans les années à venir. L'inflation reste maîtrisée à un faible niveau par rapport aux années précédentes. Toutefois, atteindre l'objectif de croissance de 5,5 % pour 2013 représente un défi majeur, et la croissance ne devrait finalement s'établir qu'à 5,3 %.

La gestion des prix déterminera le niveau de l'IPC.

Une analyse détaillée de la Commission nationale de surveillance financière montre que l'IPC a augmenté de 3,53 % au cours des huit premiers mois de l'année par rapport au début de celle-ci. Les calculs, qui excluent les variations saisonnières, révèlent que les ajustements des prix des biens et services de base, les taux de change et les services publics (santé, éducation) sont les principaux facteurs d'inflation cette année. Plus précisément, en août, l'inflation annuelle était relativement élevée par rapport aux mois précédents (7,5 %), tandis que l'inflation hors variations saisonnières (essence, électricité, services publics) n'était que de 3,43 %.

Ainsi, sur la base de l'évaluation figurant dans le rapport de juin 2013, le Comité national de pilotage de la lutte contre la corruption

Ils affirment que, sans modification des prix des produits de base, il existe une forte probabilité...

Le taux d'inflation pour l'ensemble de l'année 2013 devrait se situer autour de 5 % (contre 4,3 % en 2012). Par conséquent, pour atteindre l'objectif d'un IPC inférieur à 7 % pour l'ensemble de l'année, la maîtrise des prix sera essentielle durant les mois restants.

L’ajustement des prix des biens de première nécessité et des services publics exige une coordination unifiée, des mesures appropriées et une feuille de route claire.

En 2013, l'excédent s'élevait à 1,5-2 milliards de dollars.

Concernant la balance des paiements globale, le Comité national de pilotage des affaires économiques et financières a indiqué qu'elle restait excédentaire et prévoit un excédent de 1,5 à 2 milliards de dollars US en 2013. Cependant, cet excédent a fortement diminué par rapport à 2012, s'établissant à 1,5 milliard de dollars US au cours des cinq premiers mois de l'année, soit une baisse de 79 % sur un an ; l'excédent du solde des capitaux s'élevait à 2,56 milliards de dollars US, en baisse de 37 % sur un an. Les exportations ont considérablement augmenté, principalement grâce à la contribution du secteur des investissements directs étrangers (IDE).

Les exportations ont progressé de 14,7 % au cours des huit premiers mois de l'année, tandis que la croissance du secteur intérieur n'a atteint que 3,1 %. De même, les importations ont augmenté de 14,9 %, contre seulement 4 % pour le secteur intérieur. Parallèlement, l'amélioration des marchés financiers et monétaires a contribué à une plus grande stabilité macroéconomique et a renforcé la capacité de l'économie à fournir des capitaux.

Atteindre l'objectif de croissance de 5,5 % en 2013 sera difficile.

Le Comité national de pilotage de la gestion économique et de la production a également constaté que, malgré l'amélioration de la croissance économique et de la production ces derniers mois, de nombreux défis persistent. En témoignent la hausse progressive de la production industrielle (l'indice de production industrielle a progressé respectivement de 4,9 % en mars, 5 % en avril, 5,2 % en mai, 5,3 % en juin et 5,9 % en juillet sur les huit premiers mois de 2013) et l'augmentation graduelle du nombre d'entreprises immatriculées, malgré une baisse du capital social (le nombre de nouvelles entreprises immatriculées a augmenté de 4,8 % en 5 mois, de 7,6 % en 6 mois et de 8,4 % en 7 mois par rapport à la même période de l'année précédente. Le montant du capital social nouvellement immatriculé a quant à lui diminué de 14,1 % en 4 mois, de 16,3 % en 5 mois, de 19,9 % en 6 mois et de 17,5 % en 7 mois).

Cependant, la production industrielle (PII) est restée inférieure à celle de la même période de l'année précédente, tandis que la production agricole, forestière et halieutique a atteint son niveau le plus bas en dix ans (seulement 2,4 % au premier semestre 2013). Plus précisément, la PII des huit premiers mois de l'année s'est établie à 5,3 %, une hausse plus faible qu'à la même période de l'année précédente (6,5 %), et l'indice PMI est resté inférieur à 50 (seuil de croissance de la production) pendant trois mois consécutifs. Le secteur agricole a également connu un net recul, passant de 3,9 % en 2011 à 2,28 % en 2012 et à 1,89 % au premier semestre 2013 ; le secteur de la pêche a quant à lui enregistré une baisse continue, de 4,33 % en 2011 à 2,34 % au deuxième trimestre 2013.

Parallèlement, les entreprises continuent de rencontrer de nombreuses difficultés, notamment les entreprises nationales par rapport aux entreprises à capitaux étrangers. Au cours des huit premiers mois de l'année, les exportations des entreprises nationales n'ont progressé que de 3,1 %, tandis que celles des entreprises à capitaux étrangers ont bondi de 26 % ; les importations, quant à elles, ont augmenté de 4 %, contre 24,1 % pour les entreprises à capitaux étrangers.

Compte tenu de la situation décrite ci-dessus, le Comité national de pilotage du développement économique a estimé que la réalisation de l'objectif de croissance de 5,5 % en 2013 constituait un défi majeur et qu'il était fort probable que la croissance du PIB pour l'ensemble de l'année 2013 ne soit que de 5,3 %.


Selon VOV - HV

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La gestion des prix déterminera le niveau de l'IPC en 2013.
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