Scène tragique : la maison d'une femme frappée par la foudre au milieu d'une rizière.
(Baonghean.vn) - Cet après-midi (18 mai), la famille, les proches et les voisins de Mme Tran Thi Ha dans le hameau 1, commune de Thanh Dong, district de Thanh Chuong, ont organisé des funérailles pour dire adieu à la malheureuse fille du village et l'enterrer.
Le cortège funèbre traversa le champ de Lối Cấy, où des bottes de paille séchaient dans les rizières, que Mme Hà n'avait pas encore ramassées lorsqu'elle trouva une fin tragique. Le groupe avançait sous le soleil de plomb de l'après-midi, au milieu des cris et des sanglots étouffés. M. Giáp marchait à côté du corbillard de sa femme, la tête enveloppée d'un foulard blanc, le cœur lourd de chagrin.
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| Le cortège funèbre fait ses adieux à la défunte lors de sa mise en terre. Photo : Huy Thu |
Présente lors des funérailles, Mme Vo Thi Lien (61 ans), une habitante du village, a raconté : Vers 16 h, le 17 mai, Mme Ha et son mari étaient allés ramasser de la paille à sécher dans le champ de Loi Cay, à environ 500 mètres de leur maison. Alors qu’ils ramassaient la paille, une forte averse accompagnée d’orages s’est abattue. À ce moment-là, M. Tran Vo Giap (né en 1974), le mari de Mme Ha, rapportait la paille à la maison. Tous les habitants du village qui travaillaient dans les champs se sont réfugiés dans les maisons voisines pour se protéger de la pluie, mais Mme Ha a préféré rentrer chez elle à vélo.
Alors que Mme Ha traversait le champ, un coup de tonnerre assourdissant retentit, suivi d'un éclair fulgurant. Après le tonnerre, tous les regards se tournèrent vers le champ et la virent étendue au bord des rizières, sous une pluie battante. « Tout le village a été attristé d'apprendre que Mme Ha avait été foudroyée. Mme Ha était une personne si douce et aimable, et pourtant… », dit Mme Lien.
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| Les proches de Mme Ha ont pleuré en silence lors de ses funérailles. Photo : Huy Thu. |
Chez M. Tran Vo Giap, tandis que tous assistaient aux funérailles de Mme Ha, Mme Nguyen Thi Tam (la mère de M. Giap) était assise et réconfortait son petit-fils, âgé de moins de deux ans et orphelin de mère. Mme Tam raconta que M. Giap était handicapé. Il avait été marié auparavant, mais n'avait pas d'enfants.
Mme Ha est la seconde épouse. Le couple s'est marié en 2008 mais n'avait pas d'enfant. Il y a près de deux ans, ils ont adopté un enfant, espérant un soutien pour leur retraite. L'enfant s'appelle Tran Vo Hong Phuc. Depuis, M. Giap et son épouse comblent leur fils d'amour et d'affection.
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| M. Giap marchait tristement à côté du corbillard, faisant ses adieux à sa femme. Photo : Huy Thu. |
Monsieur et Madame Giáp cultivent cinq acres de rizières et élèvent une vache, travaillant avec diligence et frugalité tout au long de l'année. Cependant, leur santé fragile, notamment celle de Madame Hà, hospitalisée à deux reprises pour troubles mentaux, leur cause de nombreuses difficultés. Heureusement, leur maison est mitoyenne de celle de leurs grands-parents, qui peuvent ainsi leur apporter un soutien ponctuel.
Mme Tam a raconté : « Hier, vers 17 heures, alors qu'il pleuvait des cordes, j'ai entendu des gens courir hors des champs en criant : "Ha ! Votre maison a été frappée par la foudre dans le champ !" J'étais complètement bouleversée. »
Mme Tam, la belle-mère de Ha, a poursuivi : « Lorsque Giap est sorti avec sa charrette à bœufs pour aller chercher de la paille, il a trouvé sa femme étendue sur le sol, le visage sombre et tuméfié… Giap et les voisins ont ramené le corps de Ha à la maison au milieu de la tempête, le cœur lourd de chagrin. »
« Ha était une belle-fille aimable et travailleuse, mais le destin ne lui a pas permis de vivre. Phuc est encore si jeune, c’est vraiment dommage pour lui… », dit Mme Tam, les larmes aux yeux.
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| Le jeune enfant de Mme Ha n'a pas encore saisi la douleur de la perte de sa mère. Photo : Huy Thu |
Un orage en pleine saison des récoltes, accompagné d'un tonnerre assourdissant, a emporté la pauvre épouse et mère, laissant derrière elle son mari et leur enfant innocent. Âgé de moins de deux ans, le petit Phuc parlait à peine, sachant seulement réclamer du lait quand il avait faim, incapable de comprendre la douleur de la perte de sa mère.
Debout devant la maison de M. Giap, voyant son enfant aux yeux innocents, un bandeau blanc de deuil noué autour de la tête, assis dans les bras de sa grand-mère, j'avais le cœur serré. Dehors, dans les champs du village, en pleine moisson, résonnaient encore les tambours funèbres qui faisaient leurs adieux à la pauvre mère.






