L'État islamique utilise l'image d'un garçon noyé pour effrayer les réfugiés syriens.
L’État islamique a utilisé l’image d’un jeune garçon kurde noyé pour avertir les réfugiés fuyant la guerre civile syrienne du sort qui les attendait.
La photographie du petit Alan Kurdi, âgé de trois ans, gisant sans vie face contre terre sur une plage turque, a suscité l'indignation internationale et a exercé une pression sur les dirigeants européens pour qu'ils accueillent des réfugiés syriens. Alan a trouvé une fin tragique alors qu'il fuyait Kobani, ville frontalière syrienne, avec sa famille, en quête de sécurité au Canada.
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| Le corps d'un garçon kurde syrien s'est échoué sur une plage turque au début du mois. Photo : AP. |
L’État islamique (EI) a ensuite publié la photo dans un article en anglais de Dabiq, le magazine extrémiste du groupe militant, intitulé « Le danger d’abandonner Darul-Islam ». Darul-Islam, ou la Terre islamique, fait référence à l’« empire » que l’EI a établi en Irak et en Syrie.
Selon le Guardian, citant l'article, les réfugiés syriens commettent « un crime grave et dangereux » en cherchant refuge en Occident, hypothéquant la vie et l'âme de leurs enfants.
Outre la photo d'Alan, IS a également consacré deux pages du dernier numéro de Dabiq à des images de la destruction de l'ancien temple de Bel à Palmyre, une structure culturelle construite en 32 après J.-C.
L'État islamique a également revendiqué la détention de deux otages : Ole Johan Grimsgaard-Ofstad, un Norvégien de 48 ans, et Fan Jinghui, une Chinoise de 50 ans. Une photo diffusée sur Dabiq montrait les deux otages vêtus de combinaisons jaunes. Le groupe terroriste n'a pas précisé la date ni le lieu de leur enlèvement.
Selon VNE
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