Israël et le Hezbollah cessent le feu de manière inattendue, les tensions s'apaisent à Hormuz.
À la suite de frappes aériennes et de violents combats, les forces israéliennes et du Hezbollah au Liban sont parvenues à un accord de cessez-le-feu le 19 juin.

Le cessez-le-feu est fragile.
Selon l'AFP, le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur immédiatement. L'accord a été conclu grâce à la médiation des États-Unis et du Qatar, à la suite de négociations avec Israël et l'Iran.
Avant l'annonce du cessez-le-feu, le sud du Liban a connu une journée de combats sanglants. Les autorités libanaises ont fait état de 47 morts lors de frappes aériennes israéliennes. Tel-Aviv, de son côté, a confirmé la mort de quatre soldats et a déclaré avoir attaqué plus de 80 cibles du Hezbollah le 19 juin seulement.
L'atmosphère sur le terrain demeure extrêmement incertaine. Les médias d'État libanais ont rapporté qu'immédiatement après l'annonce du cessez-le-feu, Israël a mené une frappe aérienne sur la région de Jezzine, dans le sud du pays.
Cependant, l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a immédiatement et fermement démenti ces informations. Sur les réseaux sociaux, il a affirmé : « Ce matin (19 juin), à 11 h 30, Israël a suspendu toutes ses opérations offensives. Les déclarations contraires du Hezbollah et de l'Iran sont totalement mensongères. »
L'ambassadeur Leiter a souligné l'engagement de Tel Aviv en faveur du cessez-le-feu, mais à la condition ferme que « le Hezbollah respecte l'accord et cesse les hostilités ».
Plus tôt, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré qu'il ferait payer un « prix très élevé » au Hezbollah, soutenu par l'Iran, tandis que le ministre italien de la Sécurité nationale, Ben Gvir, avait même tenu des propos extrémistes évoquant une attaque contre le Liban. En réponse, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé Israël de vouloir perpétuer une « guerre perpétuelle ».
Les négociations entre les États-Unis et l'Iran sont au point mort.
La situation instable au Liban a porté un coup dur au processus de paix. La première série de pourparlers directs entre le vice-président américain J.D. Vance et le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, prévue au Burgenstock en Suisse, a été officiellement reportée sine die. Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé ce report, tout en réaffirmant sa volonté de soutenir et de faciliter les discussions.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a tenté de calmer l'opinion publique en déclarant qu'il n'y avait « aucune urgence » à tenir la réunion immédiatement, mais que le plan se poursuivrait tout de même « dans les prochains jours ».
Dans ce contexte, le front diplomatique s'est déplacé vers le dialogue américano-libanais. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, s'est entretenu par téléphone avec le président libanais, Joseph Aoun. Ce dernier a insisté sur l'urgence pour Israël de mettre fin à ses attaques sur le territoire libanais par le biais d'un cessez-le-feu global. En retour, M. Rubio a réaffirmé la position ferme de Washington : le Liban doit prendre des mesures pour désarmer les forces du Hezbollah afin de recouvrer le contrôle total de son territoire.
Les deux parties devraient poursuivre leurs efforts de négociation lors d'une série de pourparlers qui se tiendra à Washington du 23 au 25 juin.
Signaux positifs dans le détroit d'Ormuz
L'un des points essentiels de l'accord entre les États-Unis et l'Iran est la réouverture des frontières.Détroit d'Ormuz- Un maillon essentiel du transport mondial de l'énergie.
Les données publiées le 19 juin par la société de suivi maritime AXSMarine ont montré que 25 navires commerciaux ont traversé le détroit le 18 juin seulement – le nombre le plus élevé depuis la mi-avril.
Dans le même temps, l'armée américaine a confirmé avoir levé le blocus naval des ports iraniens, même si des navires de guerre américains « resteront présents dans les environs ».
Du côté de Téhéran, l'autorité maritime iranienne a annoncé que tous les navires souhaitant traverser le détroit d'Ormuz n'ont désormais plus qu'à soumettre une demande de permis de transit « 48 heures à l'avance ».



