Examens d'entrée distincts pour les universités : attention au risque de « plus de mal que de bien ».
Depuis de nombreuses années, les concours d'entrée distincts sont considérés comme offrant des opportunités supplémentaires aux candidats souhaitant intégrer l'université.
C’est pourquoi certains instituts de formation des enseignants organisent leurs propres concours d’entrée dans cet objectif ; ils testent et évaluent simultanément les candidats sur de multiples compétences, conformément aux objectifs de recrutement des établissements de formation des enseignants.

L'Université pédagogique n°2 de Hanoï a récemment annoncé qu'elle organiserait un examen.évaluation des compétencesCe sera la première année que l'école organisera son propre examen d'entrée et utilisera les résultats pour les admissions universitaires à partir de 2025.
L'organisation de concours d'entrée distincts n'est pas un concept nouveau pour les établissements de formation des enseignants. Auparavant, les tests d'aptitude de l'Université de pédagogie de Hanoï et de l'Université de pédagogie d'Hô-Chi-Minh-Ville étaient reconnus par de nombreuses universités, et leurs résultats servaient à l'admission dans les cursus classiques.
Par exemple, le test d'aptitude organisé en 2024 par l'Université d'éducation de Hanoï a été reconnu et utilisé par 9 universités pour les admissions universitaires.
Actuellement, plus de dix universités et établissements d'enseignement supérieur organisent leurs propres concours d'entrée à travers le pays. Il s'agit d'un droit d'autonomie propre à chaque établissement, chacun ayant son propre domaine de spécialisation. De leur point de vue, cette pratique peut s'expliquer par les exigences spécifiques de certains cursus très sélectifs, qui requièrent un système d'évaluation plus fiable et adapté à leurs besoins.
Par conséquent, certains établissements organisent leurs propres concours d'entrée pour recruter des candidats qualifiés ; c'est le cas notamment de certains instituts de formation des enseignants. Ces dernières années, le recrutement dans les programmes de formation des enseignants a connu une nette amélioration, les critères d'admission étant plus élevés que dans de nombreux autres domaines.
Cela montre que la concurrence pour accéder à la profession enseignante est de plus en plus forte. Les filières très compétitives exigent des concours d'entrée spécifiques. Cependant, il ne faut pas multiplier les concours d'entrée, car cela risquerait d'inciter chacun à agir de manière indépendante, ce qui, au final, serait plus préjudiciable que bénéfique.
Il a été suggéré que les principaux instituts de formation des enseignants du pays se regroupent afin d'organiser conjointement un concours d'entrée unique. Ces instituts souhaitent également collaborer et unir leurs forces pour organiser un tel concours. Toutefois, pour diverses raisons objectives et subjectives, cette proposition n'a pas encore abouti.
Le ministère de l'Éducation et de la Formation a déjà suggéré que, quelle que soit la méthode d'admission utilisée (examens d'entrée ou notes du baccalauréat), les universités évaluent et analysent la corrélation entre ces méthodes, les résultats d'admission et le parcours universitaire. Cela leur permettrait de tirer des enseignements de l'expérience, de développer des méthodes adaptées, de garantir l'équité entre les candidats et d'assurer la qualité des étudiants admis.
Il n'est pas nécessaire que les candidats passent de nombreux examens, car chacun d'eux vise à évaluer leurs aptitudes et leurs résultats scolaires au niveau du lycée. Par conséquent, la participation à l'examen de fin d'études secondaires et à un concours d'entrée distinct est suffisante. Si les candidats souhaitent intégrer des filières très sélectives, il est conseillé de passer un ou deux concours d'entrée distincts.


