Quatre équipes nationales d'intervention rapide ont été mises en place pour lutter contre Ebola.

October 19, 2014 20:29

Afin de renforcer les mesures de lutte contre l'épidémie d'Ebola, le secteur de la santé mettra en place quatre équipes d'intervention rapide au niveau national, correspondant aux quatre régions du Nord, du Centre, du Sud et des Hauts Plateaux du Centre.

Le matin du 19 octobre, le professeur Nguyen Thanh Long, vice-ministre de la Santé, a inspecté le travail de prévention et de contrôle d'Ebola à l'hôpital central des maladies tropicales (Hanoï).

Dans un rapport adressé au sous-ministre Long, la direction de l'hôpital a déclaré avoir mis sur pied une équipe d'urgence ambulatoire, formé régulièrement le personnel et disposé de chambres d'isolement mobiles à pression négative afin d'assurer une protection maximale aux patients en cours de traitement.

L'hôpital a également fourni à son personnel des équipements de protection individuelle (EPI) standard et se prépare à recevoir 1 000 ensembles d'EPI conformes aux directives de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) afin de prévenir toute contamination croisée. Il a notamment mis en place un laboratoire de biosécurité de niveau 2, qui sera évalué la semaine prochaine par le ministère de la Santé et l'OMS en vue de la réalisation de tests de dépistage du virus Ebola.

Thứ trưởng Bộ Y tế Nguyễn Thanh Long kiểm tra công tác phòng chống dịch tại Bệnh viện Bệnh Nhiệt đới Trung ương. Ảnh: N.P.
Le vice-ministre de la Santé, Nguyen Thanh Long, inspecte les mesures de prévention et de contrôle des épidémies à l'Hôpital central des maladies tropicales. Photo : NP

Le vice-ministre Long a demandé à tous les établissements de santé de renforcer encore leur vigilance et leur réactivité face à l'épidémie d'Ebola. Outre les équipes d'intervention rapide déployées dans chaque province, ville et district, le secteur de la santé mettra en place quatre équipes nationales d'intervention rapide, une pour chaque région (Nord, Centre, Sud et Hauts Plateaux du Centre), afin de renforcer la prévention et le contrôle de l'épidémie.

Selon le professeur Long, les hôpitaux doivent aménager des zones d'isolement pour accueillir, isoler et prodiguer des soins aux patients suspects, notamment en se fournissant en équipements de protection individuelle ; ils doivent également revoir toutes les procédures de gestion des déchets médicaux provenant des patients, des prélèvements et des services ; et former le personnel médical, y compris le personnel administratif, les agents de sécurité et le personnel d'entretien…

Le Département de la gestion des examens et des traitements médicaux est chargé d'inciter les hôpitaux à revoir leurs plans de prévention et de contrôle du virus Ebola et à poursuivre la formation et la mise à jour des connaissances du personnel médical grâce aux retours d'expérience internationaux. La semaine prochaine, le Département organisera un exercice de grande envergure à l'Hôpital central des maladies tropicales et dans d'autres hôpitaux du Centre et du Sud du Vietnam désignés pour cette mission.

Des représentants de l'OMS et d'organisations internationales ont déclaré que les dernières études montrent que le virus Ebola n'a subi aucune modification génétique ni de virulence, et qu'il n'existe aucune preuve manifeste d'un changement dans son mode de transmission. La transmission du virus Ebola reste le contact direct avec les sécrétions ; cependant, il convient de noter que si une personne infectée vomit, tousse ou éternue en projetant des sécrétions fortement chargées en virus, et que la personne contact présente des abrasions ou des lésions des muqueuses, le virus peut également pénétrer dans l'organisme.

À ce jour, le Sénégal et le Nigéria n'ont signalé aucun nouveau cas. Au 18 octobre, le monde recensait près de 9 300 cas, dont 4 604 décès. Parmi ces cas, 431 concernaient des professionnels de santé, et 247 décès ont été déplorés.

Ces derniers jours, l'épidémie d'Ebola a continué d'évoluer de manière complexe ; toutefois, la contamination de trois infirmières espagnoles et américaines alors qu'elles soignaient des patients constitue un incident de santé publique. Cette situation oblige tous les pays à revoir et à réévaluer leurs mesures de prévention et de contrôle des infections afin de tirer les enseignements de cette expérience.

Selon Vnexpress

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Article paru dans le journal Nghe An

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Quatre équipes nationales d'intervention rapide ont été mises en place pour lutter contre Ebola.
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