L'ordre d'investiture inhabituel de Trump.
Près de 8 000 soldats de la Garde nationale chargés de protéger Washington, D.C., perdront leur commandant en chef alors qu'ils sont en service pour assurer la sécurité de l'investiture du président élu Donald Trump.
| Le commandant de la Garde nationale à Washington, le major Errol R. Schwartz (au centre). (Photo : RT) |
Selon un décret du président élu américain Donald Trump, qui prêtera serment le 20 janvier, le commandant de la Garde nationale à Washington, le major Errol R. Schwartz, sera relevé de ses fonctions à 12 h 01 le 20 janvier, rapporte le Washington Post. De ce fait, le major Schwartz ne sera plus responsable des 2 700 membres de la Garde nationale et de l'armée de terre déployés dans le district de Columbia lors de la cérémonie d'investiture, ni des 5 000 soldats non armés provenant de 40 États.
Dans une interview accordée au Washington Post, Schwartz a déclaré : « Le moment de mon limogeage était très inhabituel. Mes subordonnés étaient encore en service sur le terrain à ce moment-là. Je les ai vus partir, mais je n’ai pas pu les accueillir à leur retour. » Il a ajouté qu’il n’avait jamais eu l’intention de quitter son poste avant la fin de sa mission. Cependant, il a également déploré : « Je suis militaire. J’ai été nommé par le président, par conséquent, le président a le droit de me limoger. »
Commentant ce limogeage « inhabituel », le président du conseil municipal de Washington a déclaré : « Il est incompréhensible qu’ils aient décidé de limoger le commandant en chef alors qu’il était encore en cours de mandat. Il a été d’une aide précieuse pour la communauté, et j’ai l’impression qu’il a été un atout pour la Garde nationale. »
En règle générale, les anciens membres de l'administration présentent leur démission avant l'investiture du nouveau président. Schwartz, âgé de 65 ans et nommé commandant de la Garde nationale par le président George W. Bush en 2008, a remis sa démission alors que le président élu Barack Obama s'apprêtait à prendre ses fonctions début 2009. Cependant, sa démission n'a pas été acceptée. En revanche, sous la présidence de Donald Trump, Schwartz devra quitter son poste le jour de l'investiture présidentielle.
Schwartz n'était pas le seul à avoir été limogé immédiatement après l'investiture de Trump comme 45e président des États-Unis. L'équipe de transition de Trump avait auparavant émis un ordre exigeant la démission de nombreux ambassadeurs nommés par le président Obama avant le 20 janvier.
La décision de Trump intervient alors que les États-Unis déploient des efforts considérables pour préparer son investiture, avec des mesures de sécurité sans précédent. On estime à 28 000 le nombre d'agents qui seront mobilisés, dont 10 000 du département de la Sécurité intérieure, 12 000 des agences fédérales et 2 800 policiers locaux. Le coût de la sécurité pour l'investiture de Trump est estimé à 100 millions de dollars.
Selon Dan Tri


