Les États-Unis mettent en garde contre des violations de l'accord de cessez-le-feu à Gaza.
Le département d'État américain a souligné que toutes les parties doivent veiller au respect des accords de paix régionaux qui « s'engagent à garantir la sécurité des civils, à maintenir les cessez-le-feu et à promouvoir la paix ».

Selon l'agence TASS, un communiqué de presse du département d'État américain daté du 19 octobre indiquait que le pays avait informé les pays garants de la nécessité de respecter les accords de paix dans la bande de Gaza, en raison des inquiétudes concernant d'éventuelles violations du cessez-le-feu par le mouvement Hamas.
En conséquence, les États-Unis disposent de « données crédibles indiquant une violation imminente du cessez-le-feu par le Hamas ». Du point de vue américain, « une attaque planifiée contre le peuple palestinien constituerait une violation directe et grave des accords de cessez-le-feu et compromettrait des progrès significatifs ».
« Les pays garants exigent du Hamas qu'il respecte ses obligations en vertu des termes du cessez-le-feu », a indiqué le département d'État américain.
Le document précise en outre que si le Hamas lance une telle attaque, des mesures seront prises pour protéger la population de Gaza et maintenir l'intégrité du cessez-le-feu.
Le département d'État américain a souligné que les pays garants sont « déterminés à assurer la sécurité des civils, à maintenir le cessez-le-feu et à promouvoir la paix et la prospérité pour les populations de Gaza et de toute la région ».
Du côté du Hamas, le mouvement affirme qu'Israël a violé l'accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza en refusant d'ouvrir le point de passage de Rafah.
« La décision du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu… constitue une violation flagrante des termes de l’accord de cessez-le-feu et un manquement à ses obligations… », indique le communiqué du Hamas.
Selon le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le point de contrôle de Rafah, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Égypte, ne sera pas ouvert jusqu'à nouvel ordre.
« Le Premier ministre Netanyahu a ordonné la fermeture du point de contrôle de Rafah jusqu'à nouvel ordre. Sa réouverture sera envisagée en fonction de la manière dont le Hamas mènera à bien les opérations de libération des otages et la mise en œuvre du plan convenu », a déclaré le bureau du gouvernement israélien dans un communiqué.
En mai 2024, l'armée israélienne a pris le contrôle du côté palestinien du point de passage de Rafah, par lequel l'aide humanitaire destinée à la bande de Gaza arrivait du territoire égyptien.


