Les États-Unis ont déployé des avions d'attaque A-10 et des hélicoptères Apache pour contrer l'Iran dans le détroit d'Ormuz.
Le commandement américain prévoit d'utiliser des avions d'attaque A-10 Thunderbolt II et des hélicoptères AH-64 Apache pour intercepter les véhicules sans pilote iraniens dans le golfe Persique.
L'armée américaine prévoit de renforcer ses forces aériennes de combat pour contrer les drones sous-marins (UUV) et les embarcations sans pilote iraniens dans la région du golfe Persique, en particulier dans le détroit d'Ormuz. Parmi les principaux moyens qui seront déployés figurent les hélicoptères d'attaque AH-64D/E Apache et les avions d'attaque A-10 Thunderbolt II.

Stratégie d'utilisation d'avions d'attaque au sol contre les véhicules sans pilote.
L'état-major interarmées américain a confirmé le déploiement d'avions d'attaque A-10 Thunderbolt II pour contrer les activités iraniennes. Les premières évaluations indiquent que cet appareil s'est révélé efficace pour attaquer les cibles aériennes iraniennes et les drones navals. Parallèlement, des versions modernes d'hélicoptères Apache sont également utilisées pour patrouiller et protéger cette zone maritime stratégique.
Il est à noter que les rôles des AH-64 et A-10 devraient connaître une évolution significative dans un avenir proche. Outre leurs missions de chasse aux drones, ces appareils seront amenés à fournir un appui-feu direct aux unités expéditionnaires du Corps des Marines des États-Unis déployées pour s'emparer des terres autour du détroit d'Ormuz.
Défis liés à la logistique et au déploiement
Le principal défi auquel l'US Air Force est confrontée aujourd'hui est la sécurisation de ses bases aériennes. Les bases militaires américaines au Koweït, aux Émirats arabes unis, au Qatar, à Bahreïn et en Jordanie étant constamment menacées, le déploiement des AH-64 et des A-10 exige à la fois de garantir la sécurité et d'étendre le rayon d'action opérationnel afin d'assurer une distance de patrouille suffisante au-dessus du détroit d'Ormuz.

Par ailleurs, les capacités opérationnelles de la marine américaine dans la région sont également confrontées à une incertitude considérable. Un porte-avions aurait été endommagé lors d'une attaque iranienne, tandis qu'un autre a subi une panne technique provoquant un incendie en mer Rouge, ce qui l'a contraint à se rendre en Crète, en Grèce, pour y être réparé.
La possibilité de représailles de la part de l'Iran.
Pour contrer le plan américain de renforcement de son aviation, l'Iran pourrait déployer des navires de guerre équipés de systèmes de défense aérienne mobiles (MANPADS) dans le golfe Persique. Ceci engendrerait une confrontation tactique complexe entre une puissante force de frappe aérienne et des systèmes de défense aérienne mobiles en mer.
Bien que l'équilibre des forces soit actuellement considéré comme favorable à l'alliance américano-israélienne, la capacité de chaque partie à se préparer et à s'adapter dans un avenir proche déterminera l'évolution réelle de la situation dans le détroit d'Ormuz, l'une des voies maritimes les plus importantes au monde.


