La Russie s'oppose à toute résolution appelant au recours à la force contre la Syrie.
Dans une interview accordée à l'agence de presse Itar-Tass le 30 août, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, a déclaré que Moscou s'opposait à toute résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant au recours à la force contre la Syrie.
« La Russie s'oppose à toute résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoit le recours à la force », a déclaré Gennady Gatilov.

Des experts de l'ONU en matière d'armement enquêtent sur le site où une attaque à l'arme chimique aurait eu lieu à Ghouta, dans la banlieue de Damas. (Source : AFP/VNA)
« Selon une déclaration antérieure de Gatilov, il est nécessaire, à ce stade, de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher que la situation n'évolue négativement ou pour prévenir des actes de violence contre la Syrie », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères à l'agence Itar-Tass.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé qu'il rencontrerait le 30 août des diplomates des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, les États-Unis et la France, pour discuter de la situation en Syrie.
Il s'agira de la deuxième réunion en quelques jours des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Selon l'agence Itar-Tass, la dernière réunion s'est tenue le 29 août à l'initiative de la Russie. Elle s'est toutefois soldée par un échec, la Russie et la Chine s'opposant au projet de résolution britannique qui aurait ouvert la voie à une intervention militaire en Syrie, tandis que les États-Unis et la France l'ont soutenu.
La réunion s'est enlisée lorsque les diplomates russes ont quitté la salle.
Après consultation des États membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Royaume-Uni a annoncé son refus de participer à une éventuelle opération militaire en Syrie. De son côté, Washington a déclaré qu'il prendrait sa propre décision en fonction des intérêts américains.
Parallèlement, des rumeurs circulaient au sein des Nations Unies selon lesquelles la Maison Blanche lancerait une attaque contre la Syrie sans l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU.
Selon (Vietnam+) - DT


