La Russie et l'UE s'échangent constamment des représailles.

June 20, 2015 20:48

L'UE a accepté de prolonger les sanctions économiques contre la Russie en lien avec l'annexion de la Crimée par la Fédération de Russie en mars dernier.

Ainsi, malgré la bonne volonté de la Russie, les représailles réciproques entre les deux camps depuis le début de la crise en Ukraine n'ont pas encore pris fin.

Le Conseil européen (CE) a annoncé hier que les 28 États membres de l'Union européenne, réunis à Bruxelles, en Belgique, ont réitéré leur condamnation de l'annexion par la Russie de la Crimée et de la région de Sébastopol, et se sont engagés à maintenir leur politique de non-reconnaissance de la légitimité de cet événement.

EC họp tại Brussels Bỉ đã tiếp tục lên án Nga sắp nhập Crimea
La Commission européenne, réunie à Bruxelles, en Belgique, a continué de condamner l'annexion imminente de la Crimée par la Russie.

L'accord, conclu par les ambassadeurs de l'Union européenne à Bruxelles, en Belgique, devrait être officiellement adopté lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Luxembourg le 22 juin.

Cette décision de l'Union européenne inclut également des sanctions convenues en juin dernier, notamment l'interdiction d'exploitation des navires de croisière dans les ports de Crimée et des restrictions sur l'exportation d'équipements de télécommunications et de transport depuis la péninsule.

Parallèlement, du côté russe, s'exprimant hier soir au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie était ouverte au monde et coopérerait avec l'Occident malgré les tensions persistantes liées à la crise en Ukraine.

Il a déclaré : « La Russie est ouverte sur le monde. Notre coopération active avec les nouveaux pôles de croissance à travers le monde ne signifie pas que nous voulons réduire notre attention au dialogue avec nos partenaires occidentaux traditionnels. »

Lors de ce même forum, le président Poutine a accusé l'Occident, et notamment les États-Unis, d'être responsable de la crise en Ukraine. Il a également suggéré que l'Occident devait faire pression sur Kiev pour que cette dernière contribue à la résolution de la crise.

Par ailleurs, le dirigeant russe a affirmé que Moscou était prêt à user de son influence dans l'est de l'Ukraine pour aider les parties à parvenir à un compromis et à garantir la pleine mise en œuvre des accords de paix conclus en février.

Il a déclaré : « Certains pays affirment sans cesse que la Russie devrait user de son influence dans le sud-est de l’Ukraine, mais ils ne comprennent pas qu’il est impossible de résoudre la crise par des efforts unilatéraux. Il est également nécessaire d’exercer une influence sur le gouvernement ukrainien, ce que nous ne pouvons faire. C’est le rôle des pays occidentaux, des États-Unis et de l’Union européenne. »

L'Union européenne a imposé des sanctions aux secteurs russe de l'énergie, de la défense et de la finance en juillet dernier, suite à l'annexion de la Crimée par la Russie après un référendum où une très large majorité de la population s'était prononcée en faveur de cette annexion. Face à l'escalade du conflit en Ukraine, l'UE a renforcé ses sanctions économiques contre la Russie, interdisant les investissements et les importations de biens en provenance de Crimée.

Lors de ses récents déplacements, le président russe a exprimé son souhait de se réconcilier avec l'Occident, tout en maintenant une position intransigeante sur la situation en Ukraine. Ce refus mutuel de tout compromis a engendré des pertes économiques pour les deux parties.

Selon VOV.VN

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