La Russie exigera des garanties pour une paix durable en Ukraine.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que la Russie exhorterait l'Ukraine à maintenir sa neutralité afin de garantir une paix durable.

Selon RIA Novosti, le 17 mars, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, a déclaré dans un entretien avec Izvestia que, dans le cadre d'une solution globale au conflit en Ukraine, la Russie exigerait un futur accord comprenant de solides garanties de sécurité, notamment la neutralité de l'Ukraine et le refus des pays de l'OTAN d'accepter l'Ukraine comme membre de l'alliance.
« Si l'on parle d'une solution pacifique au conflit en Ukraine, il est évident qu'elle devra comporter un cadre. Nous exigerons que des garanties de sécurité inébranlables fassent partie intégrante de cet accord. Car seule la mise en place de ces garanties permettra d'instaurer une paix durable en Ukraine et, plus généralement, de renforcer la sécurité régionale. Parmi ces garanties figurent la neutralité de l'Ukraine et le refus des pays de l'OTAN de reconnaître l'Ukraine comme membre de l'Alliance », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères.
Alexander Grushko a expliqué qu'il s'agissait précisément de la clause figurant dans les projets d'accords mentionnés précédemment. « Quant aux discussions, elles n'ont évidemment pas encore eu lieu, puisqu'il n'y a actuellement aucune négociation », a-t-il précisé.
Le diplomate russe a également abordé la question de la possibilité de réduire la présence militaire américaine dans la région baltique.
« Le réseau d’aéroports et de ports est renforcé et étendu. L’OTAN met en place de nouvelles unités de réaction rapide et accroît sa mobilité. Nous constatons une augmentation de la densité et de l’ampleur des exercices militaires. Ces derniers deviennent plus agressifs, ciblant des opérations militaires contre un adversaire comparable : la Russie. C’est une réalité dont nous devons tenir compte. Et tant qu’il n’y aura pas de véritables changements dans les politiques et le développement militaire des pays de l’OTAN, nous continuerons de considérer que la Russie fait face à des menaces importantes venant de l’Ouest », a souligné Grushko.
Le 18 février, une rencontre entre les délégations russe et américaine a eu lieu en Arabie saoudite. Le 11 mars, des pourparlers se sont tenus entre les délégations ukrainienne et américaine, également en Arabie saoudite, à la suite desquels l'administration américaine a appelé à un cessez-le-feu immédiat.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré soutenir globalement l'idée d'un cessez-le-feu proposé par les États-Unis, tout en soulignant d'importantes nuances à prendre en compte. Il s'est notamment interrogé sur le sort des unités ukrainiennes stationnées dans la région de Koursk : se retireront-elles sans combattre ? Si la Russie les libère après qu'elles ont commis une série de crimes contre des civils, Kiev leur ordonnera-t-elle de déposer les armes ? Par ailleurs, a ajouté le président Poutine, on ignore encore qui donnera l'ordre de cesser les combats et à quel prix.


