Une femme meurt dans la tempête : la douleur de ses proches.
(Baonghean.vn) - Depuis deux jours, la maison de la famille de M. Nguyen Duy Kim, située dans le hameau de Tan Thanh, quartier de Quynh Thien, ville de Hoang Mai, est plongée dans le deuil. Famille, proches et voisins sont encore sous le choc du décès soudain et tragique de Mme Mai, survenu cette nuit d'orage.
Nous avons rendu visite à la famille de M. Kim en fin d'après-midi. La maison était pleine de voisins et de proches venus présenter leurs condoléances. Mme Nguyen Thi Hoa, la sœur aînée de la victime Nguyen Thi Mai (1969), essuyait ses larmes et retenait ses sanglots en racontant : « C'est tellement triste pour Mai, elle est décédée si subitement sans avoir eu le temps de dire un mot. Mai était si travailleuse, elle s'efforçait toujours de subvenir aux besoins de son mari et de ses enfants, qui aurait cru que le destin la punirait ainsi… »
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| La Croix-Rouge provinciale apporte une aide financière à la famille de la victime. Photo : Thanh Thủy. |
Elle a expliqué que son mari, M. Kim, et elle avaient quatre enfants, deux garçons et deux filles. La vie d'agriculteurs est difficile : ils travaillent aux champs toute l'année sans parvenir à améliorer leurs conditions de vie. Avec autant d'enfants et M. Kim fréquemment hospitalisé pour une maladie pulmonaire, Mme Mai a décidé de se reconvertir dans la récupération de métaux en 2007. Au début, elle collectait les métaux chez elle, dans le quartier de Tan Thanh. Après des années d'économies, ils ont construit une maison décente. Cependant, craignant que les métaux éparpillés ne nuisent à l'environnement, ils ont décidé de déménager dans une petite maison de plain-pied à environ un kilomètre de là, qui leur servait à la fois de logement et de point de collecte. Les enfants sont restés dans leur ancienne maison, et le couple se relayait pour s'en occuper.
Malgré les difficultés, le couple s'efforçait de subvenir aux besoins éducatifs de ses enfants. Leur fille aînée s'est mariée récemment, leur cadette a terminé ses études et attend de trouver un emploi, et leurs deux fils sont à l'université. Mme Mai a toujours pensé que, puisque ses parents avaient tant travaillé, elle voulait leur rendre la pareille en offrant à ses enfants une bonne éducation et une profession. Un drame est survenu avant qu'elle ne puisse pleinement réaliser le souhait de ses parents.
Le dimanche 16 juillet au soir, après le dîner, malgré les alertes concernant une tempête imminente, Mai et son mari pensaient qu'il ne s'agirait que d'une tempête de force 7 ou 8 et qu'elle ne causerait aucun problème. Ils se sont donc rendus au point de collecte de métaux pour y passer la nuit. Tard dans la nuit, le vent s'est levé et le toit en tôle ondulée s'est mis à osciller et à trembler. Leur fille aînée a appelé pour prendre de leurs nouvelles et les a suppliés de rentrer, mais Mai l'a rassurée en lui disant que tout irait bien.
Vers 3 heures du matin, le 17 juillet, une violente tempête soudaine arracha le toit et fit s'effondrer les murs de la maison, construite en coquillages, ensevelissant Mai sous les décombres. Entendant un fracas, Kim, assis sur le lit à côté d'elle, se retourna et vit Mai prise au piège sous les débris. Paniqué, il se précipita pour dégager Mai des coquillages et du mortier, essayant de la soulever et l'appelant frénétiquement : « Mai ! Mai ! » Mais elle ne répondait pas. En la retournant, il eut le cœur brisé de constater que la moitié de sa tête et un bras étaient broyés. Il eut juste le temps d'appeler son petit frère, mais il était trop tard ; Mai était morte sur le coup des suites de ses graves blessures.
Accablé par la mort soudaine de sa femme, M. Kim semblait n'avoir plus la force de se relever. Il confia l'organisation des obsèques à ses proches et voisins. Cet homme marqué par la vie ne put retenir ses larmes en racontant cette nuit tragique qui avait déchiré sa famille. Sa grave pneumonie lui rendait la respiration difficile. La femme qu'il aimait le plus, le pilier de sa famille, s'était tragiquement éteinte. Le typhon n° 2 est passé, mais la douleur et le chagrin ne s'apaiseront sans doute jamais dans le cœur de ceux qui restent.
Thanh Thuy
(Station de radio Hoang Mai)



