De nombreux maires de Bosnie-Herzégovine ont démissionné suite aux manifestations.
Face à l'escalade des manifestations ces trois derniers jours en Bosnie-Herzégovine, trois maires du pays ont présenté leur démission le 8 février.
Les maires de trois villes, dont Tuzla, Zenica et la capitale Sarajevo, ont démissionné après qu'une vague de troubles sociaux a dégénéré en violence, la plus importante depuis le milieu des années 1990.
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| Des manifestants ont incendié le bâtiment du gouvernement local à Sarajevo, la capitale. (Source : AFP/VNA) |
Selon les chiffres officiels publiés le 8 février, 348 personnes ont été blessées lors des trois jours de manifestations qui ont dégénéré en violences en Bosnie-Herzégovine, dont 187 policiers et 161 civils.
Dans d'autres villes, de nombreux bâtiments gouvernementaux ont été incendiés.
Les actions violentes des manifestants ont contraint la police à utiliser des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour les disperser.
Les mesures fermes prises par les forces de l'ordre ont permis d'empêcher une nouvelle escalade des événements, et la situation le 8 février dans les villes où se sont déroulées les manifestations était considérée comme relativement calme.
Le Conseil présidentiel de Bosnie-Herzégovine a convoqué une réunion d'urgence et a fermement appelé tous les citoyens à cesser immédiatement toute violence. Les autorités ont également condamné les attaques de hooligans et apporté leur soutien aux forces de l'ordre pour le rétablissement de l'ordre et de la sécurité.
Depuis le 5 février, des manifestations ont éclaté en Bosnie-Herzégovine, d'abord à Tuzla, puis dans d'autres villes, pour protester contre la situation économique de plus en plus désastreuse de ce pays des Balkans, où le taux de chômage atteint 27 à 44 % et où un cinquième de ses 3,8 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
Selon VNA



