Pièges mortels tendus par les compagnies minières.

Tien Hung - Ho Phuong May 12, 2019 17:53

(Baonghean.vn) - Après avoir exploité les ressources au maximum, de nombreuses entreprises de Nghe An « oublient » leur obligation de restaurer les terres, créant des pièges qui coûtent la vie à de nombreuses personnes chaque année.

Le mont Lan Toong, situé sur les communes de Chau Hong et Chau Thanh (district de Quy Hop), a récemment été le théâtre de plusieurs accidents mortels. Les victimes sont des habitants locaux qui cherchaient du minerai dans les tunnels et les terrils abandonnés par les compagnies minières. Après des décennies d'exploitation, la montagne ressemble désormais à une ruche, avec un réseau complexe de galeries s'étendant sur des dizaines de mètres à l'intérieur.

De loin, on aperçoit aisément d'innombrables puits de mine abandonnés, vestiges de l'exploitation minière. Pour récupérer le peu de minerai restant, les habitants s'aventurent souvent au fond de ces puits. Le non-respect des réglementations en matière de réhabilitation des sols transforme ces sites miniers en pièges mortels.

Conformément à la réglementation, la remise en état des terrains est une obligation pour les entreprises et les particuliers après l'exploitation des ressources minérales. La loi minière, la loi sur la protection de l'environnement, le décret gouvernemental n° 68 et la circulaire n° 126 des ministères des Finances, de l'Industrie et des Ressources naturelles et de l'Environnement stipulent clairement que les entreprises et les particuliers opérant dans le secteur minier doivent contribuer à un fonds de restauration environnementale, en fonction de l'étendue, de la superficie et des réserves de la mine, afin de remédier aux conséquences environnementales de l'exploitation.

Le fonds de restauration environnementale sera proportionnel aux coûts d'indemnisation et de remise en état du site avant le début de l'exploitation minière. L'État conservera les sommes déposées par les sociétés minières. Une fois l'exploitation minière terminée et le site remis en état conformément aux engagements pris, la société pourra retirer ces fonds. Si elle ne respecte pas ces engagements, l'État utilisera le fonds pour financer le recrutement d'un prestataire chargé de la restauration. Après la restauration, les autorités compétentes, telles que le ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement et les collectivités locales, seront responsables de l'inspection et de la réception des travaux.

La réalité est pourtant bien différente. « De nombreux tunnels n'ont pas été démolis. Mais là où nous travaillions, ils ont simplement utilisé quelques sacs de terre pour bloquer l'entrée ; l'intérieur est resté parfaitement intact. Si nous voulions y entrer pour récupérer du minerai, il nous suffisait de soulever délicatement les sacs », raconte Truong Van Hien, 30 ans, originaire de la commune de Chau Hong. M. Hien est l'époux d'une des trois victimes décédées lors de l'effondrement du tunnel à la mi-mars.À leur arrivée au mont Lan Toong, les journalistes ont facilement constaté la présence de nombreuses entrées de tunnels abandonnées par des entreprises ayant cessé leurs activités. Sous ces tunnels, des centaines d'habitants bravent encore chaque jour les dangers pour extraire du minerai et gagner leur vie.Par ailleurs, dans une interview accordée à un journaliste du journal Nghe An, un représentant du ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement a confirmé que les galeries d'extraction de minerai de cette montagne avaient été remises en état par le scellement des entrées.

Ces pièges mortels ne se trouvent pas seulement à Quy Hop, considérée comme la capitale minière de la province de Nghệ An, mais aussi dans la majeure partie de la région. La photo montre un tunnel minier aurifère abandonné dans le district de Tuong Duong.
Les tunnels et les puits des mines d'or constituent des pièges non seulement pour les populations locales, mais aussi pour le bétail qui pénètre dans la zone.

Face aux pièges mortels tendus par les entreprises minières illégales, comme les mines d'or du district de Tuong Duong, la remise en état des terres n'est naturellement pas une option.

La zone de la carrière de Len Chua, où les activités minières avaient été suspendues pour dépassement des limites autorisées, est désormais devenue un grand lac profond sujet aux glissements de terrain, ce qui représente un danger pour les résidents locaux.

Selon une source, dans le district de Quy Hop, sur 20 mines dont les permis d'exploitation ont expiré, seules 2 ont remis en état le terrain. Lors d'inspections, les autorités locales ont suggéré à plusieurs reprises au ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement de prendre des mesures plus strictes, obligeant les entreprises à remettre en état les terrains pour garantir la sécurité. Cependant, nombre d'entre elles ont ignoré ces suggestions ou ne s'en sont acquittées que superficiellement.Par ailleurs, selon le Département des ressources naturelles et de l'environnement de Nghe An, plus de 140 mines de minéraux de la province ont actuellement des permis d'exploitation expirés ou ont cessé leurs activités, ce qui nécessite des procédures de fermeture des mines et de restauration environnementale conformément à la réglementation.


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Pièges mortels tendus par les compagnies minières.
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