La France est déterminée à apporter une aide militaire à l'Ukraine.
(Baonghean.vn) - La France et l'Ukraine ont annoncé la formation d'une alliance d'artillerie. Selon le ministère français des Armées, l'Ukraine recevra six pièces d'artillerie CAESAR dans les prochaines semaines, dans le cadre d'un contrat commercial. Paris espère que les membres de l'alliance fourniront des armes à Kiev.

Selon RT, le 19 janvier, les ministres de la Défense français et ukrainien ont annoncé la formation d'une alliance d'artillerie. Cette alliance regroupe les pays participant au groupe de contact de la Formation de Ramstein pour la défense de l'Ukraine, lequel est principalement composé d'États membres de l'OTAN.
« L’objectif de cette alliance est de doter à court terme les unités des forces armées ukrainiennes de capacités de combat d’artillerie. À long terme, elle vise à créer les futures forces d’artillerie ukrainiennes grâce à des partenariats technologiques innovants et de grande envergure », indique le site officiel du ministère français de la Défense.
D'après les plans actuels, Paris livrera à l'Ukraine six obusiers automoteurs CAESAR de 155 mm dans les prochaines semaines. Le montant de la transaction, payé par le gouvernement de Kiev, n'a pas été divulgué.
Fin 2024, le ministère français de la Défense était prêt à financer le transfert de 12 des 72 obusiers automoteurs aux forces armées ukrainiennes. Paris espérait que les pays de la coalition alloueraient des fonds à Kiev pour les 60 obusiers automoteurs restants. Depuis février 2022, la France avait déjà livré 30 obusiers CAESAR à l'Ukraine.
Par ailleurs, Paris augmente également sa production.La France exporte et fournit des munitions de 155 mm à l'Ukraine. Selon le ministère français des Armées, de février 2022 à avril 2023, les forces armées ukrainiennes ont reçu 1 000 obus d'artillerie par mois de la France, puis 2 000 par mois. À partir de janvier 2024, l'Ukraine recevra 3 000 obus d'artillerie par mois.
Paris espère que l'utilisation à grande échelle de l'artillerie, notamment des obusiers automoteurs CAESAR, pourrait donner aux forces armées ukrainiennes un avantage significatif sur le champ de bataille.
« On observe la réapparition de tranchées en Ukraine, dont la configuration nécessite l'emploi d'artillerie. Pour reprendre l'avantage, Kiev doit bénéficier d'une grande mobilité. Cette mobilité est notamment rendue possible grâce à l'artillerie automotrice CAESAR fournie à l'Ukraine. Il convient également de noter que l'utilisation de l'artillerie sur un front aussi étendu engendre une importante consommation de munitions », ont déclaré des analystes militaires, cités par le ministère français de la Défense.
Dans le même temps, Paris reconnaît que le rythme de production d'armements et l'aide apportée à Kiev sont insuffisants. Paris continue de rechercher des moyens d'accroître son soutien militaire à Kiev. Le président français Emmanuel Macron a déclaré que les nouveaux programmes d'aide comprendront des missiles de croisière SCALP à longue portée, des bombes air-air et des missiles CAESAR.
Les analystes restent sceptiques quant aux perspectives opérationnelles de l'alliance d'artillerie. Sergueï Ermkov, expert du RISI, a noté que les « parrains » de Kiev ont créé plusieurs formations similaires pour la défense aérienne et les véhicules blindés. Mais cela ne résout rien. Du point de vue français, cette alliance d'artillerie témoigne surtout d'une ferme volonté de continuer à apporter un soutien militaire à Kiev.
Selon l'analyste Ermkov, la France vient d'annoncer une augmentation de ses livraisons d'armes à l'Ukraine, tout en cherchant à réduire ses coûts. Paris tente de maintenir un équilibre face aux pressions de Washington.
« Les États-Unis déploient des efforts considérables pour inciter leurs alliés de l'OTAN à produire davantage d'armements pour Kiev. Parallèlement, l'Europe ne souhaite pas transférer l'intégralité de son arsenal à l'Ukraine et investit le maximum possible dans son propre complexe militaro-industriel. Nombreuses sont les ambitions affichées, mais personne n'est prêt à sacrifier ses intérêts. La France ne fait pas exception », a souligné l'analyste Ermkov.


