Le mouvement des « gilets jaunes » en France prévoit une grande manifestation le 29 décembre.
Les manifestations des « gilets jaunes » contre le gouvernement auront lieu le 29 décembre, veille du Nouvel An, et se poursuivront tout au long de l'année 2019.
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Des manifestants « gilets jaunes » manifestent sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris le 22 décembre. Photo :Reuters |
« Les manifestants Gilets jaunes sont toujours en cours de mobilisation », a déclaré Laetitia Dewalle, porte-parole du mouvement de protestation des « Gilets jaunes » en France, le 27 décembre.AFPBenjamin Cauchy, un représentant du mouvement, a déclaré que la septième semaine consécutive de manifestations aurait lieu le 29 décembre et se poursuivrait jusqu'au réveillon du Nouvel An, le 31 décembre, « pour montrer que la mobilisation ne s'arrêtera pas avec la nouvelle année ».
Cauchy a également averti que si les concessions offertes jusqu'à présent par le président Emmanuel Macron ne sont pas tenues, « nous organiserons des manifestations de grande ampleur fin janvier ». Bien que le nombre de manifestants à travers le pays ait considérablement diminué, des milliers de personnes prévoient toujours de participer à la manifestation du Nouvel An, qu'elles qualifient d'« événement festif et non violent ».
Plus tôt dans la journée, la mairie de Paris a annoncé que les festivités du Nouvel An sur les Champs-Élysées auraient bien lieu, malgré les manifestations prévues des « gilets jaunes ». Le feu d'artifice et le programme musical du Nouvel An sur les Champs-Élysées, placés sous le thème de la « fraternité », étaient toujours en cours d'organisation. Des dizaines de milliers de touristes et de Parisiens étaient attendus.
Depuis novembre, les Champs-Élysées sont le théâtre de violentes manifestations successives contre le gouvernement Macron, visant à protester contre les projets d'augmentation des taxes sur les carburants et d'amélioration du niveau de vie, et qui ont culminé avec le vandalisme de l'Arc de Triomphe le 1er décembre. Des dizaines de milliers de personnes ont participé à ces manifestations à travers la France.
À la mi-décembre, Macron a tenté d'apaiser la crise en annonçant un plan de 10 milliards d'euros (11,4 milliards de dollars) destiné à soutenir les retraités et les travailleurs à faibles revenus. Cette mesure a divisé le mouvement des « gilets jaunes ». Les modérés étaient disposés à dialoguer avec le gouvernement, tandis que d'autres continuaient de manifester, jugeant la solution proposée insuffisante.
Priscillia Ludosky, qui a lancé la pétition de mai contre la hausse de la taxe sur les carburants et a joué un rôle majeur dans le déclenchement du mouvement des « gilets jaunes », a déclaré que les mesures de Macron « sont insuffisantes et ne témoignent d'aucune véritable volonté d'améliorer le niveau de vie des Français ».
Le mouvement des « Gilets jaunes » est considéré comme la plus grande crise à laquelle le président Macron ait été confronté durant son mandat. Il s'est ensuite étendu à de nombreux pays européens. Le 15 décembre, des milliers de personnes ont défilé à Rome, en Italie, pour protester contre la nouvelle loi anti-immigration du gouvernement. En Autriche, à Vienne, environ 17 000 personnes sont descendues dans la rue pour protester contre la politique migratoire, réclamant une réduction du temps de travail et l'abolition des mesures d'austérité.
En Angleterre, le 14 décembre, des militants favorables à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), vêtus de gilets jaunes, ont défilé sur le pont de Westminster, provoquant des embouteillages.



