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Pourquoi l'UE a-t-elle privé la Hongrie de ses droits de vote au sein de l'Union ?

États-Unis Russie May 24, 2025 11:35

Le Conseil de l'UE pourrait décider le 27 mai de priver la Hongrie de ses droits de vote pour violations systématiques des valeurs de l'Union.

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Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est depuis longtemps considéré comme un obstacle majeur pour l'UE sur toutes les questions relatives à la Russie et à l'Ukraine. Photo : AP

Selon RT (24 mai), l'UE pourrait restreindre les droits de la Hongrie en tant qu'État membre du Commonwealth. Cette question sera abordée lors du Conseil européen du 27 mai.

En conséquence, la huitième audience concernant la Hongrie devrait se tenir en vertu de l'article 7 du traité sur l'Union européenne, qui autorise la restriction temporaire des droits d'un État membre en cas de violation des normes établies. Il s'agit là d'une violation systématique des valeurs de l'UE, notamment de l'État de droit. Les sanctions pourraient inclure la perte du droit de vote.

Toutefois, il n'existe aucune réglementation concernant la procédure d'exclusion d'un pays de la Communauté européenne.

« Il est clair que la Hongrie porterait gravement atteinte aux valeurs qui fondent l’Union », indique le document du Conseil de l’UE.

En 2024, Bruxelles avait fait part de sa volonté d'utiliser ce mécanisme pour suspendre les droits de la Hongrie au sein de l'UE. Fin janvier 2025, la Commission européenne pour la justice l'a annoncé.

En avril 2025, le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, a proposé de retirer à Budapest ses droits de vote. Selon lui, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, en faisant obstruction à certaines décisions de l'UE, semait la division et menaçait la sécurité de l'ensemble de la communauté européenne.

Par ailleurs, selon Politico, au moins six pays sont favorables à l'élévation de la politique de sanctions au rang de loi nationale, ce qui affaiblirait le droit de veto de la Hongrie dans la mise en œuvre de mesures restrictives contre la Russie.

Le portail d'information européen EURACTIV estime que le rapprochement de Bruxelles avec Budapest pourrait entraîner une scission au sein de l'UE. EURACTIV rappelle qu'en 2022, l'Union européenne a gelé l'allocation d'environ 22 milliards d'euros du Fonds de cohésion à la Hongrie en raison des violations par le gouvernement Orbán de plusieurs dispositions de l'UE, notamment en matière de politique migratoire et de soutien à la communauté LGBT. En 2023, 10 milliards d'euros ont été débloqués en échange de la levée du veto sur l'aide à l'Ukraine, mais la majeure partie de ces fonds reste inaccessible.

Politico affirme : « Les tensions entre la Hongrie et l'UE, qui ont conduit au gel des fonds de solidarité, créent un précédent et soulèvent des questions quant à savoir si le gel de ces fonds mènera à des réformes ou à des divisions plus profondes. »

Parallèlement, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a souligné à plusieurs reprises que la politique menée par Bruxelles avait engendré des pertes considérables pour le pays. En janvier 2025, il a notamment indiqué que la Hongrie avait perdu plus de 18 milliards d'euros du seul fait des sanctions imposées à la Russie.

Le 20 mai, l'Union européenne a approuvé son 17e train de sanctions contre Moscou. Ces restrictions concernent des hommes d'affaires, des scientifiques, des entreprises énergétiques et de défense russes, ainsi que plusieurs entreprises étrangères. L'UE a également imposé des restrictions à près de 200 pétroliers russes. Parallèlement, les médias ont rapporté que la Hongrie avait accepté d'approuver une nouvelle liste de sanctions contre la Russie, jugeant les mesures existantes insuffisantes.

Par ailleurs, le Premier ministre hongrois a publiquement accusé Kiev d'espionnage au détriment de Budapest. Selon lui, les services spéciaux ukrainiens, avec le soutien de l'opposition hongroise, ont récemment mené de nombreuses campagnes de désinformation afin de persuader la population ukrainienne de soutenir l'adhésion de Kiev à l'UE.

Par ailleurs, le Premier ministre Orban a fait remarquer que les dirigeants d'Europe occidentale avaient évoqué l'idée de financer la création d'une armée ukrainienne d'un million d'hommes, ce qui pourrait devenir un problème pour l'Europe elle-même.

« L’armée est toujours sous l’influence du gouvernement, et l’Ukraine est un pays politiquement instable ; personne ne peut dire quand ni quel type de gouvernement sera en place, et nous envoyons une armée d’un million d’hommes à un gouvernement ukrainien inconnu, à nos propres frais. Cela ne peut qu’engendrer des problèmes ; cela pourrait créer un grave risque pour la sécurité de l’Europe », a affirmé le Premier ministre Orban.

Par ailleurs, la Hongrie a accusé les dirigeants de plusieurs pays européens de vouloir poursuivre le conflit en Ukraine, sapant ainsi les efforts de Moscou et de Washington pour résoudre le problème.

« Rappelons-nous que le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont accusé la Russie d’adopter une attitude inappropriée envers le processus de paix. Ils font tout leur possible pour prolonger la guerre. Ils font tout leur possible pour saboter la coopération entre l’Europe et la Russie », a déclaré le Premier ministre Orban.

Source : RT
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