Si un membre du ménage possède toujours des terres après leur confiscation, le ménage bénéficiera-t-il tout de même d'une réinstallation ?
Ma famille, depuis deux générations, vit sur un terrain dont le titre foncier (livret rouge) le désigne comme terrain résidentiel et qui est enregistré au nom d'un ménage. Ce terrain est actuellement exproprié pour la construction d'une route. Mes parents possèdent toujours un terrain dans la commune, mais ma femme et moi ne possédons plus ni terrain ni maison. Notre famille peut-elle prétendre à une relocalisation ? Cette question a été posée par M. Nguyen Van T. (commune de Yen Xuan, province de Nghệ An).
Répondre:Les conditions dans lesquelles les ménages dont le terrain résidentiel est confisqué peuvent être indemnisés par un terrain résidentiel ou un logement de relogement sont stipulées à l'article 11, paragraphe 4, du décret 88/2024/ND-CP, et plus précisément comme suit :
Article 11. Indemnisation du terrain lorsque l'État récupère un terrain résidentiel conformément à l'article 98 de la loi foncière.
[...]
2. Les ménages, les particuliers et les personnes d'origine vietnamienne résidant à l'étranger qui utilisent des terrains résidentiels et possèdent des maisons attachées à des droits d'utilisation des terres au Vietnam, lorsque l'État récupère des terrains résidentiels et qu'ils remplissent les conditions d'indemnisation foncière, doivent procéder comme suit :
a) Dans les cas où tous les terrains résidentiels sont récupérés, ou que la superficie restante du terrain résidentiel après récupération est inférieure à la superficie minimale stipulée par le Comité populaire provincial dans la clause 2, article 220 de la loi foncière, et que le ménage ou l'individu ne possède plus aucun autre terrain résidentiel ou logement dans la commune où le terrain est récupéré, ils seront indemnisés par un terrain résidentiel ou un logement de relogement ;
b) Dans les cas où tous les terrains résidentiels sont remblayés, ou que la superficie restante du terrain résidentiel après remblayage est inférieure à la superficie minimale stipulée par le Comité populaire provincial à l'article 220, paragraphe 2, de la loi foncière, et que le ménage ou l'individu possède encore d'autres terrains résidentiels ou logements dans la commune où le terrain est remblayé, ils seront indemnisés en argent, en terrains résidentiels, en logements ou en autres terrains si la localité dispose de ressources foncières ou de logements disponibles.
Par conséquent, conformément à la réglementation susmentionnée, si le ménage de M. T. occupe un terrain résidentiel et que l'État récupère ce terrain, et que ce ménage a droit à une compensation foncière, alors, si après la récupération du terrain, ce ménage ne possède plus aucun autre terrain résidentiel ou logement dans la commune où le terrain a été récupéré, il sera indemnisé par un terrain résidentiel ou un logement de relogement, que des membres du ménage (c'est-à-dire les parents de M. T.) possèdent ou non encore un terrain résidentiel dans la commune.


