La génération « dorée » du journalisme révolutionnaire.
Chaque année, au mois d'août, avec l'arrivée de l'automne, les jeunes journalistes d'aujourd'hui se souviennent d'une génération de journalistes révolutionnaires, ces « plumes d'or » qui leur ont transmis une flamme de passion, de dévouement et un sens aigu des responsabilités face à l'époque. Ils étaient…
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L'ancien secrétaire général Truong Chinh a déclaré : « …M. Xuan Thuy a été chargé par le Parti de diriger le journal Cuu Quoc dès la période des activités clandestines et pendant toute la durée de la résistance contre les Français. Nous avions le journal central Cuu Quoc, ainsi que des journaux locaux Cuu Quoc dans toutes les zones de résistance. C'était le seul quotidien de notre Parti et de notre peuple durant cette période. Le simple fait qu'il ait été publié régulièrement pendant 3 000 jours dans des conditions de guerre extrêmement difficiles et marquées par la pénurie relève du miracle. Le journal Cuu Quoc fait aujourd'hui la fierté du Dai Doan Ket et la fierté partagée du journalisme révolutionnaire dans notre pays. »
Émergeant de cet automne et continuant de contribuer au journalisme national dans les premiers jours de l'indépendance, la journaliste Xuan Thuy est également reconnue comme l'une des pionnières ayant posé les fondements de l'Association des journalistes du Vietnam. Début 1947, le Groupe de presse de la Résistance est créé, sous sa direction directe. Plus de trois ans plus tard, s'appuyant sur ce groupe, l'Association des écrivains du Vietnam est fondée. Pour la première fois au Vietnam, une organisation professionnelle, politique et sociale, est ainsi mise en place pour les journalistes. Xuan Thuy préside l'Association des journalistes du Vietnam à deux reprises (1950-1962), est la première journaliste vietnamienne à siéger au Comité exécutif de l'Organisation internationale des journalistes (OIJ) et reçoit une distinction de cette organisation.
2.Lorsqu'on évoque la « génération dorée » du journalisme révolutionnaire, il est impossible de ne pas mentionner Ha Van Loc, alias Thep Moi (Acier neuf). Il participa aux activités révolutionnaires avant 1945, écrivant pour le journal Tu Tri (Autonomie), organe du mouvement étudiant patriotique, durant l'occupation japonaise. Après la Révolution d'août, il travailla dans les rédactions de journaux du Parti communiste indochinois, tels que Co Giai Phong (Drapeau de la libération) (1945-1946), Su That (Vérité) (1946-1951) et Nhan Dan (à partir de 1951).
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| Thep Moi (à gauche) et Truong Chinh (à droite) dans la forêt de Viet Bac en mars 1951 |
Tout au long de sa carrière journalistique, Thép Mới a parcouru de nombreux champs de bataille, visitant des zones de combats acharnés, se mêlant à ses compatriotes et camarades, menant de front son travail de journaliste et ses combats. Il a rédigé une série de reportages, tels que « Les premiers jours ardents de décembre » et « Hanoï se soulève pour combattre », qui décrivent l'atmosphère héroïque des combats et l'esprit de « Combattre jusqu'à la mort pour la survie de la patrie » qui animait l'armée et le peuple de la capitale. La lecture des écrits de Thép Mới permet d'imaginer la ferveur révolutionnaire qui animait notre peuple durant ces années. On comprend ainsi mieux le combat mené sur le front de la propagande par des écrivains perspicaces, portant la marque distinctive du journaliste-soldat. Alors qu'il travaillait comme reporter pour le journal « Drapeau de la Libération », organe central du Parti, nombre de ses articles perspicaces ont attisé la flamme révolutionnaire au sein de la population, tels que : « Un regard sur les bannières » (Drapeau de la Libération, 12 septembre 1945), « La première fête de la mi-automne indépendante » (20 septembre 1945), « Billets de banque chinois et indochinois » (Drapeau de la Libération, 20 septembre 1945), « La mission britannique relit la Charte de l'Atlantique et l'ancien Kim Son » (Drapeau de la Libération, 27 septembre 1945), « Non provoqué » (Drapeau de la Libération, 4 octobre 1945), « Ils ont “révolutionné” la “révolution” » (Drapeau de la Libération, 7 octobre 1945), « Haine » (Drapeau de la Libération, 21 octobre 1945), « Le feu qui ne s'éteint jamais » (Drapeau de la Libération, 25 octobre 1945). 1945)... On peut dire que le journaliste Thép Mới, avec sa vision, la vitalité d'un écrivain et son amour ardent pour le pays et la révolution, a, semble-t-il, laissé à la génération actuelle la flamme de l'amour pour son métier et une passion pour le dévouement.
3.Parmi la génération dorée des journalistes révolutionnaires, figure Tran Lam, qui a bâti sa carrière dans l'industrie audiovisuelle vietnamienne. Durant les deux guerres de résistance contre la France et les États-Unis, il a guidé la radiodiffusion vietnamienne à travers toutes les difficultés, devenant un ami proche, digne de confiance et fiable pour toutes les couches de la population. Pendant la période critique de la révolution, le jeune Tran Lam, avec Tran Kim Xuyen et Chu Van Tich, fut chargé de créer la Radio nationale, conformément aux directives du président Hô Chi Minh. Le jour de la Fête nationale, le 2 septembre 1945, Tran Lam et ses collègues décidèrent de diffuser en direct la cérémonie depuis la place Ba Dinh. Cette émission test incita l'équipe, menée par Tran Lam, à accélérer les préparatifs pour le lancement officiel de la Radio nationale, prévu peu après, le 7 septembre 1945.
De cette époque jusqu'à sa retraite, il resta fidèle au journalisme et à la radiodiffusion. La pensée, l'intelligence et la créativité du journaliste Tran Lam ont façonné la place unique qu'occupe la radiodiffusion pendant un demi-siècle. En effet, les émissions de radio ont joué un rôle crucial dans les deux guerres de résistance contre les envahisseurs étrangers, contribuant de manière significative à la libération et à la réunification du pays. Aujourd'hui, on se souvient de lui comme d'un exemple de ferveur révolutionnaire, d'amour du métier, de créativité, de pragmatisme et d'intégrité, et comme d'une source d'inspiration pour le développement des médias radiophoniques et télévisuels à travers tout le pays.
Selon NB&CL




