Deux autres proches collaborateurs du président sud-coréen ont été arrêtés.
Un tribunal sud-coréen a ordonné l'arrestation de deux anciens proches collaborateurs de la présidente Park Geun-hye, dernier rebondissement en date dans le scandale qui frappe la présidente.
Des manifestations réclament la démission de la présidente sud-coréenne : des dizaines de milliers de personnes ont afflué vers le centre de Séoul, en Corée du Sud, pour exiger la démission de la présidente Park Geun-hye suite à un scandale l'accusant d'avoir permis à un proche ami de s'immiscer dans la politique.
Le 6 novembre, un tribunal sud-coréen a émis des mandats d'arrêt contre An Chong Bum et Jeong Ho Seong, deux anciens proches collaborateurs de la présidente Park. Avant l'émission de ces mandats, An avait été appréhendé en vertu de mandats d'arrêt d'urgence, tandis que Jeong était déjà en détention, selon Reuters.
An et Jeong ont tous deux été accusés d'implication dans le scandale lié à l'ingérence de la présidente Park dans les affaires gouvernementales, notamment auprès de son amie proche Choi Soon Sil. L'ancien conseiller An Chong Bum a été inculpé d'abus de pouvoir et d'enrichissement personnel, tandis que le conseiller Jeong Ho Seong était soupçonné de divulgation de secrets d'État.
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| An Chong Bum, ancien conseiller en coordination politique de la présidente Park Geun Hye. Photo : Reuters. |
Les deux hommes étaient également soupçonnés d'avoir abusé de leur influence pour faire pression sur des organisations et des entreprises sud-coréennes afin qu'elles contribuent à des fonds à but non lucratif qui leur étaient liés. Ils ont démissionné le mois dernier suite à l'éclatement du scandale.
Le soir du 5 novembre, plus de 40 000 personnes se sont rassemblées à Séoul pour manifester et exiger la démission de la présidente Park. 17 000 agents des forces de sécurité ont été déployés pour maintenir l’ordre et intervenir en cas d’incident.
Auparavant, le 4 novembre, des sondages d'opinion avaient montré que le soutien à la présidente Park était tombé à seulement 5 %, le niveau le plus bas depuis le début des sondages en 1988.
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| Le 5 novembre, des manifestants ont exigé la démission de la présidente Park. Photo : Reuters. |
La présidente Park Geun-hye a présenté ses excuses au peuple et s'est dite prête à être interrogée par les procureurs. Aucun président sud-coréen n'avait jamais fait l'objet d'une enquête à ce sujet.
Fin octobre, l'opinion publique sud-coréenne a été secouée par le scandale impliquant Choi Soon-sil, qui aurait utilisé sa relation avec la présidente Park Geun-hye pour s'ingérer dans les affaires nationales et obtenir des privilèges spéciaux.
Park a reconnu avoir autorisé Choi à modifier certains de ses discours au début de sa présidence. Cependant, la présidente a nié les allégations selon lesquelles Choi aurait eu accès à d'autres documents et aurait tiré profit de sa relation avec Park.
Selon Zing.vn
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