Un tribunal thaïlandais a ordonné la destitution de la Première ministre Yingluck.
Le 7 mai, la Cour constitutionnelle thaïlandaise a statué que la Première ministre par intérim Yingluck Shinawatra devait quitter ses fonctions pour « abus de pouvoir », en lien avec la mutation en 2011 du président du Conseil national de sécurité, Thawil Pliensri.
« Le panel de juges (composé de neuf membres) a convenu à l'unanimité que Yingluck avait abusé de sa position de Première ministre pour intervenir dans le transfert (de Thawil Pliensri) à son propre avantage », a déclaré le juge en chef Charoon Intachan lors du procès télévisé.
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| La Première ministre par intérim, Yingluck Shinawatra, visite la Commission nationale anti-corruption. (Source : AFP/VNA) |
« Par conséquent, le titre de Première ministre a expiré… Mme Yingluck n’occupe plus le poste de Première ministre par intérim. »
Selon le tribunal, plusieurs ministres du cabinet de Yingluck qui avaient soutenu la décision de mutation seront également limogés.
Selon l'AFP, on ignore encore si la décision de justice créera un vide de pouvoir, ou si l'un des ministres actuels sera nommé pour remplacer temporairement Yingluck.
Yingluck Shinawatra a été reconnue coupable d'avoir pris des décisions illégales concernant le transfert de Thawil Pliensri, une manœuvre que l'opposition affirme avoir été destinée à favoriser son parti, le Puea Thai.
Cette décision de justice intervient alors que la Thaïlande continue de se remettre de mois de crise politique, marquée par des manifestations antigouvernementales visant à destituer Yingluck, qui a pris ses fonctions de Première ministre en novembre 2013.
Selon la BBC, cette décision pourrait alimenter davantage les protestations du mouvement pro-gouvernemental, qui reste très actif dans les zones rurales.
Comparu devant le tribunal le 7 mai, Yingluck a nié les allégations selon lesquelles son parti Puea Thai aurait bénéficié de la décision, mais son démenti n'a pas été accepté par le tribunal.
Selon VNA



