La ville d'Hô Chi Minh-Ville propose d'interdire les artistes qui s'écartent des normes établies, et l'opinion publique soutient cette proposition.
Suite au document officiel de Hô Chi Minh-Ville nommant Jack, HIEUTHUHAI et Pháo, la communauté en ligne a exigé des mesures plus strictes et a proposé une interdiction de diffusion à l'échelle nationale pour protéger les jeunes.
Une mesure radicale pour réformer la culture.
Le Département de la propagande et de la mobilisation des masses du Comité du Parti de Hô Chi Minh-Ville a récemment publié un document demandant aux organismes compétents de renforcer le contrôle et de rectifier les activités musicales qui semblent s'écarter des normes culturelles. Ce document demande notamment d'envisager de ne pas inviter, aux événements et festivals organisés par la ville, des artistes dont les compositions, le comportement ou les propos contreviennent aux coutumes et traditions vietnamiennes.
Cette décision fait suite aux inquiétudes suscitées par l'impact négatif de certains produits musicaux, notamment dans le rap et sur les réseaux sociaux, sur les jeunes. Plusieurs artistes ont été nommément cités, dont Jack, HIEUTHUHAI, Pháo, Gducky, CLME, DSK, Andree, Bray x Đạt G et Andree x Bình Gold, pour avoir utilisé un langage jugé insouciant, offensant, voire apologétique.

L'opinion publique est très favorable.
Immédiatement après l'annonce, l'opinion publique a exprimé un large soutien, considérant cette mesure comme indispensable à la protection des valeurs culturelles nationales. Sur diverses plateformes médiatiques, de nombreux lecteurs ont fait valoir que cette mesure aurait dû être mise en œuvre depuis longtemps.
Proposer des sanctions plus sévères.
De nombreuses réactions allaient au-delà du simple soutien et proposaient même des sanctions plus sévères. Des commentaires populaires réclamaient une interdiction définitive ou une interdiction de diffusion à l'échelle nationale, au lieu de se limiter aux événements de Hô Chi Minh-Ville. Le lecteur Phan Hoai Thu a fait valoir que pour les artistes idoles des jeunes, la sanction devrait être encore plus sévère et qu'en cas de récidive, ils devraient être totalement interdits d'antenne.
Certains avis vont encore plus loin, suggérant de retirer le titre d'artiste aux personnes dont les actions et les œuvres ont un impact négatif sur la société. Le lecteur Dinh Huy a souligné que les organismes de gestion culturelle doivent imposer des sanctions sévères pour prévenir une telle situation.

Protéger les jeunes et tirer des enseignements de l'expérience internationale.
La principale préoccupation de la communauté concerne l'impact des produits « déviants » sur la jeune génération. Nombreux sont ceux qui craignent que les modes de vie débridés promus dans ces chansons n'affectent négativement le développement du caractère des adolescents.
Par ailleurs, certains lecteurs ont comparé la situation au modèle de gestion des artistes en vigueur dans d'autres pays, notamment en Chine. Thuy Tram a souligné qu'en Chine, les artistes impliqués dans des scandales ou des comportements déviants peuvent être mis sur liste noire (bannis de toutes les plateformes), ce qui peut anéantir leur carrière. Nombreux sont ceux qui estiment que le Vietnam doit s'inspirer de ce modèle et appliquer des mesures suffisamment dissuasives, au lieu de se contenter de sanctions administratives symboliques.

Globalement, la proposition de Hô Chi Minh-Ville a ouvert un large débat sur les responsabilités des artistes et le rôle des organismes de gestion, avec pour objectif commun de construire un environnement culturel et artistique plus sain.


