Concernant les relations entre le parti au pouvoir et l'état de droit.
(Baonghean) - Dans la conclusion de la 7e Conférence du Comité central du Parti (11e législature) « Quelques questions à poursuivre... »
(Baonghean) – Dans sa conclusion de la 7e Conférence du Comité central du Parti (11e législature) intitulée « Questions relatives à la poursuite de l’innovation et de l’amélioration du système politique, du niveau central à la base », il est indiqué : « Améliorer la structure organisationnelle du système politique dans le contexte d’un régime de parti unique, construire un État de droit socialiste, une économie de marché à orientation socialiste et assurer l’intégration internationale constitue une tâche extrêmement importante et complexe. Nous devons la mener à bien tout en tirant les leçons de l’expérience afin de l’ajuster, de la compléter et de la perfectionner. »
De ce point de vue, il est crucial d'examiner la relation entre le parti au pouvoir et l'État de droit. Pour le parti au pouvoir, l'enjeu fondamental est le contrôle de l'appareil d'État, tandis que le principe fondamental de l'État de droit est de gouverner la société conformément à la loi. Au sein d'un même système juridique, le parti au pouvoir et l'État de droit entretiennent une relation indissociable. Le parti ne se substitue pas à l'État, mais le dirige, l'inspecte et le supervise afin de garantir la bonne application de la loi. Dans chaque agence, unité et localité, le comité du Parti ne remplace pas le gouvernement, mais, par son action de direction, d'inspection et de supervision, veille à ce que le gouvernement applique la loi avec rigueur. Tel est le principe de la primauté du parti au pouvoir sur l'État de droit.
La conclusion de la 7e Conférence du Comité central stipulait également : « De nombreuses questions relatives au contenu et aux méthodes de direction du parti au pouvoir, à l’organisation et au fonctionnement de l’État socialiste de droit, du peuple, par le peuple et pour le peuple, ainsi qu’au droit du peuple à l’autonomie, restent encore à clarifier. » C’est pourquoi, dans certains endroits, le rôle de direction des comités du Parti n’est pas clairement distingué de la fonction de gestion de l’État par le gouvernement, ce qui entraîne des violations du principe de centralisme démocratique.
Au sein de chaque localité et unité, le rapport entre le parti au pouvoir et l'État de droit se reflète dans les relations entre le comité du Parti et le gouvernement au même niveau. Concernant ces relations, deux tendances méritent d'être soulignées : dans certaines localités, les comités du Parti font preuve de laxisme dans leur autorité sur le gouvernement, omettant d'effectuer des inspections et un contrôle réguliers, ce qui conduit ce dernier à agir contrairement aux règlements et aux politiques en vigueur, voire à enfreindre la loi ; à l'inverse, dans d'autres localités, les comités du Parti s'ingèrent profondément dans le fonctionnement du gouvernement ou agissent en son nom, violant ainsi les principes de la gouvernance de l'État.
Une condition essentielle à la réforme et à l'amélioration du système politique à la base est de définir la relation entre le comité du Parti et le gouvernement selon le principe « direction du Parti, gestion de l'État et appropriation populaire ». En tant que parti au pouvoir, le comité du Parti doit se doter de politiques et de résolutions visant à résoudre les problèmes locaux spécifiques, et enjoindre le gouvernement à les mettre en œuvre avec rigueur, dans le respect du droit et avec efficacité. Conformément au principe de l'État de droit, les collectivités locales, lors de la mise en œuvre des politiques et résolutions du comité du Parti, doivent se conformer à la réglementation en vigueur. Ces politiques et résolutions doivent être concrétisées par le gouvernement au moyen de réglementations de gestion de l'État assorties d'objectifs et de cibles juridiquement contraignants.
Dans l'exercice de leurs fonctions, l'attitude et les méthodes de direction du chef de l'organisation influent directement sur les relations entre le comité du Parti et le gouvernement. Certains responsables, élus au comité du Parti et chargés de diriger l'appareil d'État, ont, une fois au pouvoir, ignoré le comité du Parti, allant jusqu'à manquer à leur devoir d'appliquer rigoureusement ses politiques et résolutions. Certains secrétaires de comité du Parti ont abusé de leur autorité pour contrôler les affaires gouvernementales, nommant directement des fonctionnaires à des postes au sein de l'administration, ce qui a suscité du ressentiment parmi les cadres et les fonctionnaires. Si ces pratiques ne sont pas enrayées, elles affaibliront le système politique à la base.
La relation entre le parti au pouvoir et l'État de droit n'est pas seulement une question théorique, mais aussi pratique. Pour innover et améliorer le système politique à la base, la priorité est d'aborder efficacement la relation entre le comité du Parti et le gouvernement : le comité du Parti doit assumer son rôle de parti au pouvoir, et le gouvernement, ses fonctions de garant de l'État de droit.
Tran Hong Co


