En quoi les armes « tirer et oublier » diffèrent-elles des armes « tirer et fuir » ?

anninhthudo.vn March 13, 2018 15:40

Les armes « à guidage autonome » sont considérées comme l'avenir de la technologie militaire mondiale, mais elles sont facilement confondues avec les armes « à guidage autonome ».

La différence fondamentale entre les deux types d'armes.

Les armes à guidage autonome sont des armes de précision capables de localiser de manière autonome leur cible sans aucune intervention extérieure.

Grâce à cet avantage, immédiatement après le lancement de l'arme, le dispositif de livraison/lancement (avion, véhicule, artillerie, etc.) peut instantanément manœuvrer pour trouver une autre cible ou éviter les représailles ennemies.

Les armes de type « tirer et oublier » sont équipées d'un ordinateur électronique qui fait office de « cerveau » pour détecter et identifier les cibles, ainsi que pour guider et orienter automatiquement l'arme vers la cible.

De plus, grâce à la combinaison de plusieurs méthodes de guidage (radar, infrarouge, etc.), ils sont capables de fonctionner dans toutes les conditions météorologiques avec une forte probabilité d'atteindre la cible et peuvent être lancés depuis l'extérieur de la portée de tir défensif direct de l'ennemi.

Il convient toutefois de distinguer ce type d'arme des armes à lancement et retrait immédiat. Ces dernières permettent également une mobilité immédiate du lanceur/dispositif de transport, mais nécessitent la désignation de la cible (par laser, radar, etc.) par une autre source jusqu'à ce que celle-ci soit atteinte.

Le missile de croisière d'attaque au sol BGM-109 Tomahawk est une arme typique de type « tirer et oublier ».

L'histoire du développement des armes à lancement et oubli.

Les années 1970 ont été marquées par une amélioration constante de la précision des tirs d'armes. Les années 1980 ont été la décennie des technologies avancées de détection et de suivi des cibles. De ce fait, les aéronefs sont devenus plus vulnérables aux attaques.

L'un des secrets de la survie est de frapper l'ennemi puis de se mettre rapidement hors de danger. Mais cela exige des systèmes d'armes adaptés. C'est dans ce contexte qu'est né le concept et les systèmes d'armes connus sous le nom d'armes « tirer et se retirer » ou « tirer et oublier ».

Le concept de « tir et oubli » a été introduit pour la première fois aux États-Unis à la fin des années 1960. Déjà à cette époque, un programme existait aux États-Unis pour développer des missiles antichars de type « tir et oubli » destinés à être utilisés sur des hélicoptères.

En 1971, les États-Unis testèrent avec succès un missile à guidage laser et, dès 1973, ils investirent dans le perfectionnement d'un missile antichar modulaire, c'est-à-dire un missile capable d'utiliser divers systèmes de guidage (laser, infrarouge, radar, etc.) – il s'agissait du missile Hellfire.

D'après les données préliminaires, le missile AGM-114 Hellfire pèse entre 45,4 et 49 kg et sa portée est de 500 à 8 000 m (potentiellement jusqu'à 20 km s'il est tiré depuis un avion à réaction). En pratique, grâce à son système de guidage laser, le missile ne peut être lancé que sans lanceur, ce qui en fait une arme de type « lancement et fuite ».

Missile antichar AGM-114 Hellfire.

En 1978, les États-Unis se sont concentrés sur le programme WASP, un programme de recherche portant sur un missile antichar aéroporté capable de rechercher sa cible de manière autonome.

Ces missiles seront équipés de systèmes de guidage radar fonctionnant en ondes millimétriques, performants par tous les temps, et capables de lancer simultanément plusieurs missiles, chacun programmé individuellement pour attaquer des cibles spécifiques. Ils sont considérés comme des armes de type « tire et oublie ».

Missile antichar AGM-124 WASP.

Le développement rapide des technologies de pointe, notamment de l'électronique, est une condition préalable au développement des armes de précision en général, et des armes de type « lancer et oublier » en particulier.

L'industrie électronique permet désormais de créer des dispositifs de guidage et des capteurs suffisamment petits pour être intégrés même à l'intérieur d'obus d'artillerie.

Cependant, une autre difficulté résidait dans la distinction des caractéristiques distinctives de la cible sur un fond d'autres objets. Ce problème a été résolu vers la fin des années 1980.

La première arme « tirer et oublier » utilisée par les États-Unis l’a été en 1984 en Libye : le HARM (High-speed Anti-Radiation Missile).

Le missile HARM possède une vitesse bien supérieure à celle du missile américain Shrike utilisé au Vietnam, et de plus, il peut mémoriser avec précision les coordonnées de la cible après l'arrêt du radar.

Missile antiradar à grande vitesse AGM-88 HARM

Durant la guerre du Golfe, outre le missile HARM, d'autres armes à guidage autonome ont été déployées, telles que le missile antiradar britannique TLAM et, surtout, le missile de croisière Tomahawk.

À court terme, le nombre d'armes à guidage autonome devrait augmenter rapidement, et leur coût deviendra nettement plus abordable. Elles sont considérées comme les armes principales des conflits futurs.

Article paru dans le journal Nghe An

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