Le constructeur de véhicules électriques Xiaomi annonce des bénéfices au premier trimestre et vise 350 000 unités d’ici 2026.
Xiaomi EV a annoncé un bénéfice de 700 millions de yuans au troisième trimestre, inversant la tendance du trimestre précédent ; l'entreprise vise à livrer 350 000 véhicules d'ici 2026 et prévoit de lancer ses ventes en Europe à partir de 2027.
La division véhicules électriques de Xiaomi a enregistré un bénéfice de 700 millions de yuans (98 millions de dollars) au premier trimestre, effaçant ainsi une perte de 300 millions de yuans au trimestre précédent et contribuant au doublement du bénéfice net global du groupe. Il s'agit d'une étape importante pour les ambitions automobiles du fabricant de smartphones sur le marché chinois, extrêmement concurrentiel. (Source : Bloomberg)
Étapes clés de la rentabilité et messages d'exécution
Ces résultats positifs placent Xiaomi parmi les constructeurs chinois de véhicules électriques ayant atteint le seuil de rentabilité. Bien qu'il soit encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, cela confirme la vision du cofondateur Lei Jun, qui avait prédit la rentabilité du secteur automobile cette année. Le premier SUV de Xiaomi a reçu un accueil favorable et a enregistré un grand nombre de commandes, assurant ainsi un bon démarrage des ventes.
Plans de capacité et d'expansion de livraison de véhicules
Le 18 novembre, la direction a annoncé que Xiaomi atteindrait cette semaine son objectif de 350 000 véhicules électriques livrés d'ici 2026, soit un mois plus tôt que prévu. L'entreprise accélère sa production afin de réduire les délais de livraison ; actuellement, certains modèles affichent encore des délais allant jusqu'à neuf mois en raison d'une demande supérieure à l'offre. En octobre, Xiaomi a livré plus de 40 000 véhicules électriques, soit le même nombre qu'en octobre.
Sur le marché international, Xiaomi ambitionne de commencer à vendre des véhicules électriques en Europe dès 2027. En Chine, l'entreprise vise à concurrencer directement Tesla et BYD avant de s'étendre à l'étranger.
Le contexte des risques : concurrence, chaînes d'approvisionnement et smartphones.
Certains investisseurs ont émis des réserves quant aux perspectives à long terme, évoquant une concurrence féroce, des problèmes de sécurité et des retards de production. Sur le segment des smartphones haut de gamme, la rivalité avec Apple exerce également une forte pression : Xiaomi a lancé en septembre un successeur de l’iPhone 17 à 630 $ pour gagner des parts de marché dans le segment haut de gamme en Chine. Cependant, selon Counterpoint Research, les iPhones représentaient environ un quart des ventes de smartphones en Chine le mois dernier, tandis que le taux de croissance de Xiaomi était inférieur à celui d’Oppo.
La chaîne d'approvisionnement constitue également un facteur imprévisible. Le 11 novembre, Xiaomi a déclaré s'attendre à une pénurie de puces mémoire, susceptible d'entraîner une hausse des prix des appareils mobiles l'année prochaine ; de nombreuses autres entreprises ont également mis en garde contre le risque de pénurie de ce composant essentiel d'ici 2026.
Impact sur les actions
Les facteurs susmentionnés ont contribué à la performance négative des valeurs technologiques chinoises ces derniers mois. L'action Xiaomi a chuté d'environ 20 % depuis mai.
Étapes et chiffres clés
| Cible | Valeur |
|---|---|
| bénéfices du segment des véhicules électriques au troisième trimestre | 700 millions de yuans (98 millions de dollars américains) |
| résultats du trimestre précédent | Une perte de 300 millions de yuans. |
| Livraison des véhicules en octobre | Plus de 40 000 véhicules |
| Année de livraison prévue : 2026 | 350 000 véhicules |
| Plan de vente en Europe | À partir de 2027 |
| fluctuations du cours de l'action depuis mai | Une réduction d'environ 20% |
Résumé
Les bénéfices du troisième trimestre indiquent que le segment des véhicules électriques de Xiaomi est sur la bonne voie en termes d'échelle et de coûts. Cependant, la capacité à accroître la production, à réduire les délais de livraison, à gérer les risques liés à la chaîne d'approvisionnement et à maintenir la compétitivité sur le marché intérieur déterminera le rythme de croissance durable au cours des prochains trimestres.


