La peine de prison à perpétuité prononcée contre l'accusée Tran Thuy Lieu a été confirmée.
Le 22 juin, dans le procès du meurtre du journaliste Hoang Hung (ancien reporter du journal Nguoi Lao Dong), la Cour d'appel de la Cour suprême populaire de Hô Chi Minh-Ville a confirmé le jugement de première instance, condamnant l'accusée Tran Thuy Lieu (née en 1971 à Long An) à la prison à vie pour le crime de « meurtre ».
L'accusée Tran Thuy Lieu lors du procès (Photo : hanoimoi.com.vn)
Selon le jugement initial, Tran Thuy Lieu était l'épouse du journaliste Hoang Hung, avec qui elle avait deux filles. En 2005, leur mariage s'est détérioré suite à la liaison de Mme Lieu avec M. Nguyen Van Tam, ancien chef d'équipe de la 5e brigade de gestion du marché de Long An. Le conflit s'est envenimé lorsque Hoang Hung a découvert que sa femme et M. Tam se rendaient fréquemment au Cambodge pour jouer et entretenaient une relation étroite. Hoang Hung a alors battu Mme Lieu. Ayant perdu de l'argent au jeu et accumulé des dettes, Mme Lieu a envisagé de vendre leur maison pour les rembourser, mais son mari a refusé. Dès lors, Mme Lieu a envisagé de s'asperger d'essence pour tuer son mari.

L'accusée Tran Thuy Lieu est escortée vers le centre de détention. Photo : internet
Le 17 janvier 2011, Lieu acheta 12 mètres de corde en nylon et 20 000 dongs d'essence, qu'elle rangea dans l'armoire de la chambre de Hoang Hung, au premier étage. Vers 21 heures ce même jour, Lieu monta sur le balcon, prit la corde en nylon, la plia en deux, fit un nœud, puis l'attacha à la rambarde en fer afin de tromper les enquêteurs en cas de découverte, tout en attendant une occasion propice.
Vers 1 h du matin le 19 janvier 2011, Lieu se rendit sur le balcon du premier étage, laissa tomber la corde qu'elle avait attachée au sol, puis alla dans le salon chercher un journal roulé, un briquet rouge et un sachet d'essence. Sachant que son mari dormait, elle mit immédiatement le feu au journal, jeta le sachet d'essence à l'endroit où dormait Hoang Hung, et y jeta également le journal enflammé avant de retourner rapidement dans sa chambre.
Alors qu'elle s'allongeait, entendant Hoang Hung appeler à l'aide et se précipiter dans sa chambre, Lieu sortit en courant, poussa son mari dans la salle de bain et lui jeta de l'eau au visage tout en criant au secours. À ce moment-là, les deux enfants de Hoang Hung se réveillèrent et Nguyen Van Sua (le beau-frère de Lieu), qui habitait la maison voisine, accourut sur le balcon pour aider à éteindre l'incendie. Au moment de l'incident, la porte d'entrée du rez-de-chaussée de la maison de Hoang Hung était verrouillée, rendant l'accès impossible. Hoang Hung fut transporté à l'hôpital Long An pour y recevoir des soins d'urgence, puis transféré à l'hôpital Cho Ray (Hô-Chi-Minh-Ville) pour y être soigné. Il décéda le 29 janvier 2011.
Le 29 mars 2012, le tribunal populaire de la province de Long An a condamné Tran Thuy Lieu à la prison à vie pour « meurtre ». Estimant la peine excessive, Lieu a interjeté appel. La mère du journaliste Hoang Hung, Mme Nguyen Thi Kim Nga, a également fait appel, demandant à la cour d'appel d'annuler le verdict et de renvoyer l'affaire à l'Agence d'enquête du ministère de la Sécurité publique pour une nouvelle enquête. Elle a fait valoir qu'il existait des indices de crimes non élucidés et de vices de procédure de la part du tribunal de première instance.
Lors de l'audience d'appel, Lieu a reconnu les faits, qualifiant sa relation illicite avec M. Nguyen Van Tam de moralement répréhensible, et a demandé pardon à la mère de Hoang Hung. Lieu a témoigné avoir agi seule en mettant le feu à l'essence, sans consulter personne, et que son mobile était d'« effrayer » son mari, et non de le tuer intentionnellement. Concernant sa relation avec M. Nguyen Van Tam, selon le communiqué du tribunal, ils communiquaient fréquemment, leurs appels téléphoniques durant près de 1 000 secondes et ils échangeaient parfois jusqu'à 70 SMS par jour.
Selon VNA-M



