Quelles sont les sanctions encourues en cas de résistance à un agent public ?
(Baonghean.vn) – La loi prévoit clairement les modalités de traitement et les sanctions applicables aux actes d'opposition aux agents publics. Outre les amendes, les contrevenants peuvent faire l'objet de poursuites pénales, allant de la réhabilitation non privative de liberté à l'emprisonnement, selon la gravité de l'infraction.
Les citoyens doivent comprendre et connaître parfaitement la réglementation juridique en vigueur concernant les actes de résistance aux forces de l'ordre afin d'éviter d'être exploités, manipulés ou incités à commettre des activités illégales.
Bcacapeine de prison pouvant aller jusqu'à7année
En cas de résistance grave aux forces de l'ordre, le contrevenant peut faire l'objet de poursuites. Concernant les actes de violence, si les circonstances constituent une infraction, la personne qui résiste aux forces de l'ordre sera poursuivie conformément à l'article 330 du Code pénal de 2015, tel que modifié en 2017.
Selon l'article 3 du décret 208/2013/ND-CP, la résistance à un agent public est définie comme le fait d'utiliser la force, de menacer d'utiliser la force ou de ne pas se conformer aux ordres ou aux demandes d'un agent public ; de se livrer à d'autres actes visant à empêcher un agent public d'exercer ses fonctions ; ou de contraindre un agent public à ne pas exercer ses fonctions.
L'article 330 stipule : Le délit de résistance aux agents publics comprend : Quiconque utilise la force, menace d'utiliser la force ou utilise d'autres moyens pour empêcher les agents publics d'exercer leurs fonctions, ou les contraint à commettre des actes illégaux, est puni de mesures correctionnelles non privatives de liberté pouvant aller jusqu'à 3 ans ; ou d'une peine d'emprisonnement de 6 mois à 3 ans.
Quiconque commet une infraction relevant de l'une des circonstances suivantes est passible d'une peine d'emprisonnement de 2 à 7 ans : a) Crime organisé ; b) Récidive (deux fois ou plus) ; c) Incitation, incitation ou provocation à commettre l'infraction ; d) Dommages matériels d'un montant égal ou supérieur à 50 000 000 VND ; e) Récidive dangereuse.
En matière de traitement administratif, les actes d'opposition aux agents publics ne donnant pas lieu à des poursuites pénales seront passibles de sanctions administratives conformément à l'article 20 du décret 167/2013/ND-CP, avec des amendes pouvant atteindre 5 000 000 VND. Plus précisément : une amende de 500 000 à 1 000 000 VND sera infligée pour tout acte de courtage, d'assistance ou d'accompagnement de personnes physiques ou morales visant à se soustraire à un contrôle, un examen ou une vérification par des agents publics.
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Le 13 juillet 2022, des habitants du hameau de Binh Thuan, commune de Nghi Thuan (district de Nghi Loc), ont résisté à la fermeture par les autorités d'un chemin de terre traversant le parc industriel WHA. (Photo d'archives) |
Une amende de 2 000 000 à 3 000 000 VND sera infligée pour chacun des actes suivants : entraver ou refuser de se conformer aux demandes d'inspection, d'examen ou de contrôle des fonctionnaires ; proférer des propos ou commettre des actes menaçants ou insultants qui portent atteinte à l'honneur et à la dignité des fonctionnaires ; inciter, tromper ou amener autrui à désobéir aux demandes d'inspection, d'examen ou de contrôle des fonctionnaires.
Une amende de 3 000 000 à 5 000 000 VND sera infligée pour chacun des actes suivants : utiliser la force ou menacer d'utiliser la force pour résister à des agents publics ; causer des dommages aux biens ou aux véhicules des agences d'État ou des agents publics ; donner de l'argent, des biens ou d'autres avantages matériels à des agents publics pour échapper aux sanctions administratives.
Peine supplémentaire : confiscation d’argent, de biens ou d’autres avantages matériels pour l’acte spécifié au point c, paragraphe 3, article 20 du décret 167/2013/ND-CP.
Éléments constitutifs du délit d’opposition à un agent public dans l’exercice de ses fonctions.
Les éléments constitutifs sont les suivants : l’usage de la force contre un agent public. Cet acte se manifeste par l’utilisation de la force physique, avec ou sans armes, pour infliger des lésions corporelles à la personne dans l’exercice de ses fonctions, par exemple en donnant des coups de poing, des coups de pied ou des coups.
Toutefois, si le recours à la force entraîne des blessures, la gravité de ces blessures ne doit pas être suffisamment élevée pour justifier des poursuites pénales pour infliction intentionnelle de blessures ou atteinte à la santé d'autrui.
Menacer d'utiliser la force contre un agent des forces de l'ordre constitue un acte criminel. Cela se manifeste par les paroles et les gestes de l'auteur indiquant son intention d'intimider l'agent par la force (par exemple, en menaçant de lui casser le bras ou de le tuer).
Il existe des actes consistant à utiliser d'autres tactiques (outre celles mentionnées ci-dessus) pour intimider les forces de l'ordre (comme menacer d'incendier des maisons, de détruire des biens, etc.).



