La réunion du Conseil Russie-OTAN a montré des signes d'apaisement des tensions.

Anh Tú January 13, 2022 07:58

Le 12 janvier, la réunion du Conseil OTAN-Russie s'est conclue à Bruxelles après quatre heures de discussions. Un communiqué du secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, faisant état de l'issue de la réunion, a indiqué une réduction des tensions entre l'Alliance et la Russie.

Lors d'une conférence de presse consacrée aux résultats de la réunion du Conseil OTAN-Russie, deux ans et demi après sa dernière rencontre, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que les États membres de l'OTAN croient au dialogue avec la Russie, malgré de profonds désaccords sur la situation en Ukraine et les questions de sécurité européenne, et souhaitent rétablir les activités des missions diplomatiques des deux parties. Selon lui, les discussions, bien que difficiles, ont été constructives.

Parallèlement, le secrétaire général de l'Alliance et la première sous-secrétaire d'État américaine, Wendy Sherman, ont déclaré que l'OTAN refusait tout compromis quant à l'admission de certains pays, dont l'Ukraine, au sein de l'Alliance. Stoltenberg a souligné : « Tous les alliés sont unis par le principe fondamental de l'Alliance : chaque pays est libre de choisir sa propre voie. Seuls l'Ukraine et les 30 membres de l'OTAN peuvent décider du moment où Kiev sera prête à devenir membre de l'Alliance. La Russie ne dispose d'aucun droit de veto sur l'adhésion de l'Ukraine. Les alliés sont prêts à soutenir Kiev dans son processus d'adhésion à l'OTAN. »

Cuộc họp của Hội đồng Nga-NATO (Nguồn: rianovosti)
Réunion du Conseil Russie-OTAN (Source : rianovosti)

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a toutefois indiqué que l'OTAN avait proposé à Moscou une série de consultations afin d'examiner en détail les points de désaccord, notamment la définition de limites communes et vérifiables concernant les armes de missiles en Europe. L'OTAN a également fait part à la Russie de son souhait de rouvrir la mission de l'Alliance à Moscou et celle de la Russie à Bruxelles.

De son côté, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, A. Grushko, a déclaré que la réunion du Conseil Russie-OTAN était absolument nécessaire, car elle a permis de mieux comprendre les positions des parties. Selon lui, « les discussions ont été franches, directes, approfondies et riches, mais ont également révélé de nombreuses divergences sur des questions fondamentales ». L'une des principales divergences concerne l'interprétation sélective, par l'OTAN, du principe d'indivisibilité de la sécurité.

« Aux yeux de l'OTAN, ces pays n'existent que pour les membres de l'Alliance, et l'OTAN ne tiendra pas compte des intérêts de sécurité des autres dans ses opérations concrètes », a-t-il souligné, ajoutant que si les pays de l'OTAN veulent réellement coopérer avec la Russie, ils doivent prendre en considération son rôle très important de garant de la paix dans le vaste espace euro-atlantique, contribuant absolument au maintien de la paix et de la stabilité dans cette région », a noté le vice-ministre Grushko.

Commentant la réunion du Conseil OTAN-Russie à Bruxelles, le politologue allemand Alexander Rahr a déclaré : « Il ne faut pas s’attendre à des marques d’empathie ni à des changements significatifs de position de part et d’autre. Les revendications russes sont claires, elles sont sur la table, et elles sont présentées avec fermeté. » Selon lui, « il semble que l’OTAN les comprenne, qu’elle soit consciente du sérieux de la position russe, mais qu’elle ne puisse se permettre de perdre la face et de renoncer à ses principes. »

En substance, le conflit concernant l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN persiste. Toutefois, le ton a considérablement évolué ; les échanges, tant à Bruxelles qu'à Genève, se font désormais plus pragmatiques que sur un ton accusateur. Les experts estiment que « les parties russe et nato-européenne sont prêtes à poursuivre le dialogue sur un ton plus apaisé ». La Russie a ainsi l'opportunité de réaliser une avancée décisive dans son dialogue avec l'Occident.

Cette réunion du Conseil Russie-OTAN est la deuxième d'une série de discussions sur les garanties de sécurité. La première s'est tenue à Genève entre les délégations des ministères des Affaires étrangères russe et américain, et la troisième est prévue le 13 janvier dans le cadre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Source : vov.vn
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La réunion du Conseil Russie-OTAN a montré des signes d'apaisement des tensions.
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