L'UE a levé son interdiction d'importer du gaz naturel liquéfié en provenance de Russie.
L'UE a levé son interdiction d'importer du GNL russe en raison de l'incertitude concernant les solutions de rechange et de la volonté d'accroître l'approvisionnement en provenance des États-Unis.

Selon RIA Novosti le 17 avril, Reuters, citant des responsables européens, a rapporté que l'UE a abandonné l'idée d'imposer une interdiction sur les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe en raison de l'opposition de certains gouvernements et de l'incertitude concernant les sources alternatives.
« Les responsables européens ont renoncé à l'idée d'imposer une interdiction des importations de gaz naturel liquéfié russe dans le cadre des prochains paquets de sanctions, en raison de l'opposition de certains gouvernements et de l'incertitude quant aux sources alternatives », a déclaré la source.
La Commission européenne (CE) a déclaré qu'elle entendait élaborer en mai une nouvelle feuille de route pour mettre fin à sa dépendance énergétique russe d'ici 2027. Parallèlement, selon l'agence, la CE prépare son 17e train de sanctions contre la Russie d'ici juin 2025, mais sa mise en œuvre progresse lentement.
La source a également suggéré que les responsables européens souhaitaient tirer parti de la volonté des États-Unis d'accroître leurs exportations de gaz vers l'UE pour négocier une réduction des droits de douane américains, bien que les exigences de Washington restent floues.
Par ailleurs, une source de Reuters a indiqué que la Commission européenne craint que la perte des approvisionnements en GNL russe, due aux restrictions, n'affaiblisse son pouvoir de négociation.
Par ailleurs, l'Union européenne s'inquiète du risque de dépendance vis-à-vis des États-Unis, son troisième fournisseur d'énergies renouvelables. Bien que les approvisionnements en GNL américains aient partiellement compensé le déclin des approvisionnements en gaz russe, la sécurité énergétique de l'Europe demeure fragile.
Le retour du président Donald Trump à la Maison Blanche, assorti d'une position intransigeante sur le commerce et de mesures ayant tendu les relations transatlantiques, a conduit les dirigeants européens à craindre que la dépendance vis-à-vis des États-Unis ne devienne une nouvelle « faiblesse ».
Face aux pressions sur les coûts et au risque de perturbations des chaînes d'approvisionnement, de nombreux dirigeants de grandes entreprises énergétiques de l'UE commencent à envisager la possibilité de reprendre les importations de gaz russe, chose qu'ils jugeaient « impensable » il y a à peine un an.


